Archive pour le mot-clef ‘storytelling’

Communiquer avec du sens: logotype et site Internet

Le 20 mai 2012, par Jean-Jacques URVOY
businesswoman solving maze problem

J’ai toujours été « marqué » par les images publicitaires. On m’a fait collectionner des pin’s et des porte-clés, expression des logos de marques. De là, je retiens par exemple les marques Bébisol, Dinky Toys, Milka, Omo, Dove, Jacques Vabre, Europe 1. Il y a une forme de jouissance dans l’analyse de l’image. Et ça tombe bien: communiquer avec du sens est fondamental,  indispensable. A chaque marque, j’applique le triple filtre sémantique, sémiologique et symbolique. Et ce triple filtre s’est installé sur tout ce que je vois, lis ou écoute, notamment sur les sites Internet, pour les logotypes, en édition, en communication publicitaire. Explications.

La découverte de l’inconscient, du fait que « l’inconscient est structuré comme un langage », par Jung,  a renforcé cette démarche. On remarque tous les lapsus et les actes manqués de son entourage, y compris ceux des peintres ou graphistes, au travers de l’expression même de leur production. Un des aspects de mon métier réside assez naturellement en la maîtrise des signes émis par une entreprise, une institution, ou une personne, chef d’entreprise ou homme politique. J’analyse alors tout ce qui se passe, dans la presse, sur Internet. Et en premier lieu, le discours d’un chef d’entreprise, ses collaborateurs. Puis ce que projettent les signes et le discours d’une marque. Le logotype et le site Internet n’y échappent pas. Lire la suite…

Etes-vous contents du brand content?

Le 31 mars 2012, par Jean-Jacques URVOY
Egyptian scribe's sculpture isolated with clipping path

La qualité des contenus devient incontournable, selon une étude  sur leur perception  (1). Il s’agit pour les marques institutionnelles ou commerciales (enseignes, marques produits et service), d’émerger sur Internet par les contenus, mais des contenus toujours originaux et créatifs. La marque est crédible si, au travers de ses valeurs, sa mission, sa vocation, elle sait cultiver l’intérêt, enrichir, divertir, au travers de contenus façon d’un magazine. Zoom.

Les marques passent d’un statut de délivreurs autoritaires d’information à un statut de complicité dans la communauté qu’elle créent. Elles agissent à la manière d’une personne qui parlerait d’elle, de sa vie, ses goûts et ses envies, au milieu d’autres personnes.  Lire la suite…

La collection « Entreprise&Communication »

Le 04 octobre 2010, par Jean-Jacques URVOY
parler le langage des marques

La collection Entreprise&Communication, dirigée par Jean-Jacques Urvoy (Eyrolles Ed.) évolue. En préparation, la deuxième édition de « Packaging » (Jean-Jacques Urvoy et Sophie Sanchez) et l’attendu « Parler le langage des marques », par François Bobrie, permettant de comprendre les codes et de maîtriser les usages des marques. Focus.


Tous ceux qui, un jour, ont eu à exprimer par des marques, un discours d’entreprise, de produit ou de service, se sont préoccupés, tôt ou tard, du  sens de leur projet, de valeurs, d’une histoire à raconter, voire d’une culture à transmettre. Ils ont appris ainsi « à parler le langage des marques » pour créer et développer les leurs. Cet ouvrage a pour but de proposer des réponses opérationnelles aux questions suivantes : Lire la suite…

Edito de juillet: storytelling, danger?

Le 08 juillet 2010, par Jean-Jacques URVOY
story time

Un de mes anciens étudiants du CEPE de l’université de Poitiers, qui vient de créer  La simple agence, vient de m’offrir l’excellente réédition de l’ouvrage de Christian Salmon, écrivain et chercheur au CNRS : Storytelling (La Découverte Ed.). Le storytelling est le processus par lequel on raconte des histoires, comme nos parents nous en racontaient déjà, et comme les marques le font aujourd’hui.

Le cœur de métier d’Urvoy Conseil est la marque sous toutes ses formes, dont la définition des valeurs, de la raison d’être, d’un positionnement, points de repères pour l’interne et l’externe d’une entreprise. Urvoy Conseil dispose lui-même de valeurs. Son positionnement est résumé dans son claim:  « Faire de chaque mission une belle histoire ». Raison de plus pour s’intéresser à cet ouvrage.

Le management d’une marque (et d’une entreprise, s’il s’agit d’une marque institutionnelle) passe par un maintien imperturbable du cap qui a été défini. Il faut avancer, conserver des repères visibles par chacun. Question de respect. Bien évidemment, pour une organisation quelle qu’elle soit, les membres doivent parler d’une seule voix — à commencer par ses dirigeants. Il en va de sa crédibilité publique pour les causes qu’elle défend ou les produits ou services qu’elle vend.  Nous avons donc créé le « discours de la marque », qui puise dans son histoire et sa culture, forcément, et ouvre vers l’avenir.  Il fait intervenir  le « storytelling » et les « éléments de langage ». En deux mots, comment chacun parle de l’organisation dans laquelle il vit? Comment chacun va parler de l’organisation qui lui parle?

Il y a donc intérêt à se pencher sur le discours, et à le maîtriser! Certes, le storytelling fait raconter une histoire, au risque d’endormir chacun, y compris les citoyens lorsqu’on se place au niveau d’un pays, d’un parti, d’un syndicat, d’une religion. L’avocat ou le journaliste ne fait pas autre chose que raconter une histoire à partir de faits, qui doivent être mis en perspective pour assurer une cohérence. Chaque organisation a son histoire, répétée.

Mais quand cette histoire n’est plus seulement un repère, mais un fondement faux, ou qu’elle n’est plus répétée, mais martelée et organisée, l’organisation devient manipulatrice. C’est l’excès que développe Christian Salmon dans son ouvrage. Il y dévoile les rouages d’une « machine à raconter » qui remplace le raisonnement rationnel bien plus efficace que toutes les imageries orwelliennes.

Tout est alors question d’éthique, de sens, de symbolique de la part de l’organisation qui délivre le message. Tout est alors question de relation vraie, et non plus vraisemblable,  entre une entreprise, ses produits, ses services et son public.

Le public, c’est-à-dire nous-même, ne devons être dupe de rien.