Archive pour le mot-clef ‘mythe’

Marilyn Monroe: le cinquantenaire

Le 24 juin 2012, par Jean-Jacques URVOY
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C’est le cinquantenaire de la mort de Marilyn Monroe. Tout le monde l’aime Marilyn Monroe. J’ai pu le vérifier, lors d’une soirée professionnelle dans des studios d’Hollywood: si vous lancez la conversation sur Marilyn, au risque de faire français de base, chacun est très enthousiaste et a des raisons différentes pour vous parler de « Marilyn ».  Quel que soit l’endroit du monde où l’on habite. Quel que soit l’âge, le sexe ou sa sexualité. Marilyn est une marque, un mythe, une légende. Décédée il y a 50 ans, Marilyn Monroe reste une boule de sensualité et d’amour. Aujourd’hui, de nombreux livres ont été écrits. On peut voir Marilyn Monroe nue. Marilyn est entrée dans notre inconscient collectif.

Peu importe la façon dont elle y est entrée. Par des films, par une mine naïve ou arrogante, une voix de femme volontairement transformée en celle d’une petite fille : Marilyn touche là où c’est vulnérable. L’entourage marketing de Marilyn en a fait une marque mondiale, en lui conférant non seulement une légende, mais aussi des signes d’identité : Marilyn et sa mèche blonde faussement rebelle, repère d’une génération, mythe des suivantes… Lire la suite…

Nous sommes tous des héros

Le 06 mai 2012, par Jean-Jacques URVOY
Nous sommes tous des héros

Les marques, les hommes en entreprise, et nous dans la vie de tous les jours sommes tous des héros, mot assez pratique auquel on se raccroche quand les repères s’effacent. Mais qu’est-ce qu’un héros ?

Je passe vite sur l’origine du mot, qui vient du latin et du grec « heros » (c’est le même mot) qui signifie « demi-dieu de la mythologie ». On voit donc qu’à l’origine, il désigne un personnage surnaturel, intermédiaire entre les dieux et les hommes. Dès le XVIème siècle, en France, apparaît le sens de « homme supérieur, qui se distingue par ses exploits ». Au XVIIème siècle le mot apparaît au sens de « personnage principal pour une œuvre littéraire », et de « personnage qui vit des aventures extraordinaires ».

Mes héros ou héroïnes d’enfant ou de jeune adulte avaient des destins remarquables. Souvent partis de rien ou partis de tout, décédés ou vivants, ils accomplissaient un parcours qui les élevaient ou élevaient les autres. Mes héros m’ont construit, même si certains m’ont trompé. Ils s’appelaient  pêle-mêle le Capitaine Troy, Voltaire, Rahan, Jaurès, Platini, Bonaparte, Che Guevara, Jim Phelps dans Mission impossible, Mitterrand, Mick Jagger, Tintin, l’aviateur Tanguy, Françoise Giroud — allez savoir pourquoi —, Albert Schweitzer, Mata-Hari, James Bond,… et Napoléon même, avant que Malraux déclare : « Qu’aurait été Napoléon si les camps de concentration avaient alors existé ? ».

C’est plus quand on est jeune qu’on admire un héros, parce qu’on s’arrête souvent, naïvement, à l’image. Adulte, aduler une personne devient factieux, un début, parfois, d’aliénation. On régresse parfois à admirer des héros lorsqu’on est adulte, on progresse souvent lorsqu’on est enfant.

Alors, qu’est-ce qui fait un « héros » ?

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Corto Maltese jette l’ancre à Paris.

Le 30 décembre 2011, par Jean-Jacques URVOY
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On se souvient dans ce même blog de l’article sur la symbolique d’Hergé qui montrait que « Tintin » est universel parce que géré, même inconsciemment, comme une grande marque. Spielberg, on l’a vu cette année, avait tout-à-fait remarqué le fonctionnement symbolique du personnage d’Hergé. Nous avions ici aussi consacré un autre article à Hugo Pratt lors d’une remarquable exposition à la Pinacothèque de Paris. Aujourd’hui, une exposition explique la symbolique d’Hugo Pratt, et démontre des correspondances entre Corto Maltese et les symboles.

Parce qu’il est d’abord artiste, Hugo Pratt est un personnage à part de la bande dessinée. Peintre, sculpteur, il fait d’abord de la bande dessinée pour des raisons alimentaires. Et il invente Corto Maltese, héros toujours en voyage.  Dans l’album Fable de Venise, son héros traverse l’univers de la franc-maçonnerie, et il n’en fallait pas moins pour y consacrer une exposition à Paris en 2012. Lire la suite…

Eau et Mythes

Le 04 janvier 2011, par Jean-Jacques URVOY
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Le CIEAU (Centre d’Information de l’Eau) nous rappelle sur son site que l’eau a toujours mis en jeu l’ensemble de la collectivité. Il y a en effet un lien entre les dévotions rendues à l’eau et les fêtes des villages qui réunissaient tous les habitants, notamment lors de la nuit de la Saint-Jean, au cours de laquelle les villageois rendaient hommage aux eaux régénératrices en dansant autour des feux. De même, parfois, les habitants de toute une région se réunissaient en pleine forêt pour se baigner, sorte de moment d’intense thérapie collective.

La vertu guérisseuse des fontaines, fontaines de jouvence renvoyant à l’enfance, compte également parmi une croyance fortement ancrée. On en voit une près de l’Abbaye des Vaux de Cernay. En fait le véritable principe organisateur de ces fontaines est l’âge : elles sont en effet spécialisées selon les âges de la vie. La symbiose symbolique entre l’eau et l’enfance est évidente, tant la valeur d’eau primordiale du liquide amniotique est connue. Nous le constatons dans les études que conduit URVOY CONSEIL auprès des enfants. Lire la suite…