
Suite de la réunion sur l’innovation et le design, avec le directeur marketing d’un grand laboratoire pharmaceutique. Voici la transcription de l’entretien ayant permis l’article précédent.

Suite de la réunion sur l’innovation et le design, avec le directeur marketing d’un grand laboratoire pharmaceutique. Voici la transcription de l’entretien ayant permis l’article précédent.

L’absence de packaging est d’abord une innovation en elle-même. Le respect de la planète n’est plus un discours obligé. Aujourd’hui, moins il y a de matière, plus la matière est biodégradable rapidement, plus le packaging joue son rôle citoyen.
Ceci ne vaut pas forcément pour les packagings à forte valeur ajoutée artistique et poétique, comme le sont ceux des parfums ou des bouteilles de champagne évènementielles. Mais la révision de certains produits alimentaires s’impose en ce moment même, la limite étant la préservation de l’identité de marque.
Pour ce faire, de nouveaux matériaux sont chaque jour à l’étude, pour concilier par exemple des encres alimentaires avec une impression or à chaud et une assurance de biodégradabilité. Le packaging est de plus en plus intelligent grâce aux nanotechnologies : des structures complexes, avec de nouvelles propriétés, font modifier leur comportement, qui peut résister à des températures extrêmes ou devenir imperméables à l’eau ou à la poussière. Les packagings peuvent désormais être odorants et insalissables. Ils sont devenus intelligents !
Les conditionnements mensongers, a fortiori sans valeur d’usage, n’ont plus lieu d’être, comme ces fonds voleurs faisant croire qu’il y aurait plus de produit dans la boîte. Ou pour les jouets, des facings packaging très grands, pour des produits très petits, très déceptifs pour les enfants.
Le packaging, en 2013, traduit plus une réalité de la marque et du produit, et ne la magnifie pas. Badoit, en CHR, redevient à une bouteille simple signifiant l’origine de la source.
Le packaging n’est plus le principal media d’une marque. C’est aujourd’hui Internet. La simple agence l’a bien compris.
Certes, il reflète au plus près la marque, par sa forme, son habillage graphique. Mais les contraintes de développement durable font qu’il y aura moins de conditionnement, de surfaces graphiques disponibles : l’information commence à se trouver relayée sur un téléphone mobile, à partir d’un code figurant sur le packaging : comparateur immédiat des prix par rapport à d’autres enseignes géolocalisées, possibilités de recettes, démonstrations, autres achats possibles à partir du même produit : ces informations se trouveront désormais à la portée de chacun, directement en linéaire.
C’est l’une des raisons pour lesquelles La simple agence existe : imaginer des solutions de mobilité digitale, liées au packaging.
I love pack !

OGFDI est une Ecole créée en 2003 par Olivier Gerval. Il délivre une formation de niveau 1 et 2 dans les domaines du design. L’Ecole dispose d’une plateforme de recherche (OGFDI Lab) sous la responsabilité d’un conseil scientifique, couplant recherche et formation préfigurant un 3e cycle de Doctorat. Les formations s’appuient s sur deux concepts : le « Thinking Design » et le « Multiscale design analysis ». Elles sont dispensées autour d’un pôle spécifique de réflexion et recherche à forte valeur sociétale. Les programmes sont liés aux domaines de la création et de l’innovation, identifiés ou émergents, en relation avec les contextes sociaux, économiques, technologiques, politiques, industriels artistiques, et culturels du monde contemporain. Un MBA qui a compris les enjeux.
Cette formation en Design Management vise l’excellence. Elle permet d’acquérir les outils stratégiques conduisant à une gestion optimale du design dans l’entreprise. Elle allie la gestion des connaissances et la modélisation des processus de conception et d’innovation, aux recherches scientifiques associées au design, il forme des spécialistes, analystes ou managers experts dans la conception et la mise en œuvre de stratégies d’innovation et de valorisation, tout en contribuant au développement de clusters Design au sein d’entreprise ou institutions. Lire la suite…

Une recherche d’emploi dans le marketing induit une évolution dans la forme. L’an dernier, pour rechercher un emploi dans une fonction marketing, 95 % d’étudiants utilisaient le CV classique, envoyé par La Poste ou par mail. Cette année, 70 % seulement (1). Que s’est-il passé ? Les étudiants créent de plus en plus leur site Internet !
C’est ESC Dijon qui a donné le ton en communication digitale dont le programme a été élaboré par Lionel Cevaër avec le regard de La simple agence. Avec Styven Charton, j’enseigne dans ce Master depuis deux ans. A la sortie, les étudiants savent créer leur site ou leur blog, et … exister sur Internet. Lire la suite…

Les ministres de la culture avaient jadis tout fait pour que les mots franglais du marketing se francisent. Les manuels ne mentionnaient que le mot « mercatique ». Aujourd’hui on en rit, même si, tout au fond de soi, on eût préféré un mot français. Mais alors, que penser des nouveaux mots ?
Des mots qui recouvrent des concepts parfois difficiles à comprendre. Le mot packaging, par exemple, revêt des significations multiples. Mais c’est dans la communication digitale qu’on déniche les best of. Lire la suite…

L’innovation en matière de produits et de services constitue désormais l’un des moteurs des marques et des enseignes, quelle que soit la taille de l’entreprise. Les marques installent des valeurs, un positionnement, une identité, projettent des nouveaux produits et services en tenant compte du digital. C’est ce que devront désormais comprendre les entreprises pour «alimenter » leurs marques et les faire perdurer. Innover, c’est montrer que la marque est bien vivante et que l’entreprise sait créer de la valeur par l’innovation. Face à un public averti et une concurrence effrénée, l’innovation est nécessité pour les marques. Innover. Ou disparaître. C’est là que le design entre en jeu.
Le design était au départ source d’invention et d’innovation identifiées par des marques Lorsqu’on parlait encore d’arts et de métiers, d’esthétique et de fonctionnalité, on parlait au moins de « fonction », qui était au centre des projets d’innovation. Cette « fonction », défendue par un designer comme Victor Papanek, était centrale pour l’innovation. Et à force de considérer le design dans sa seule dimension esthétique au service de la stratégie de marque, les gestionnaires de marques n’ont-ils pas oublié l’innovation ? Et n’oublient-ils pas actuellement la révolution digitale ? Lire la suite…

« Il est beaucoup plus facile pour un philosophe d’expliquer un nouveau concept à un autre philosophe qu’à un enfant. Pourquoi ? Parce que l’enfant pose les vraies questions. » (Jean-Paul Sartre. Extrait d’une interview dans Le Monde, 1971). Il est toujours délicat de traiter des enfants et des marques. On peut en effet craindre que les marques, véhiculées par la publicité et le design, ne manipulent les enfants. En fait, ce sont les adultes qui sont bien plus sensibles à la publicité qu’eux !
Les marques et les produits pour les enfants et les jeunes intéressent de nombreux univers : l’alimentaire, la santé, le textile, le jouet, les technologies numériques, les services, la presse, la maison et la décoration, la musique, … Tous ceux qui gèrent des marques pour les enfants et les jeunes, comme le fait au quotidien La simple agence, se rendent vite compte qu’il s’agit d’une clientèle particulière et exigeante : que veut-elle ? Comment lui parler ? Comment imaginer au mieux, pour elle, des produits, des services ? Vers où emmener les innovations ? Comment s’effectue l’acte d’achat ? Qui prescrit et achète ? Quel est le rôle de la mère, du père, des frères et sœurs, de la famille, des copains ? Lire la suite…

Dans un article du Parisien faisant la une du Parisien Economie, Sophie Stadler, journaliste et blogueuse, rend compte du phénomène de la cour de récré dont nous avons déjà parlé ici. Cet article est très bien documenté, avec des exemples de succès et de flops. Plusieurs personnes travaillant dans l’univers des enfants sont interrogées. J’y interviens pour rappeler l’importance de ces enjeux, où marques et distributeurs ne doivent pas rater la rentrée. Aperçu.
Pas moins de 10 000 pièces par an, estime Franck Mathais de La Grande Récré. De petits produits sans licence, note Gilles Mollard de Toy’R Us. Mais voilà : aucun livre du monde et pas même celui paru dans la colection dont j’ai la charge chez Eyrolles : Gérer une marque enfants ne livre de recette particulière. Les universitaires s’y cassent les dents. Parce qu’en fait, il n’existe aucun modèle économique tout fait ! Lire la suite…

De la même façon qu’on est étonné par un comédien, un film, un tableau, une chanson, on peut être vraiment étonné par un film TV, une brochure, un film pour Internet, un concept de magasin, un site Internet, un packaging, une accroche. Vous avez littéralement le coup de foudre pour un logotype, pour une idée, et vous vous dites que vous auriez dû y penser avant. Et vous êtes étonné, ému, les bras vous en tombent, vous êtes paralysé. C’est l’effet Waouh. Explications.
On connaissait déjà le syndrôme de Stendhal, maladie psychosomatique qui provoque une accélération du rythme cardiaque, des suées, une sorte de paralysie de l’esprit chez certains individus devant une œuvre d’art dont ils tombent amoureux. De la même façon, l’effet Waouh révèle quelque chose d’inconscient en vous et nous fait parfois tomber amoureux d’une image pourtant futile. Lire la suite…
création : La simple agence
Aucun commentaire | Mots-clefs : bbdo, cartier, innovation design, Jean-Jacques Urvoy, La simple agence, marketing design, marketing innovation, methodologie design