Archive pour le mot-clef ‘cinéma’

Ma rencontre avec Luc Besson, le meilleur ambassadeur du cinéma français

Le 23 septembre 2012, par Jean-Jacques URVOY
besson

J’ai rencontré Luc Besson dans une soirée privée (vignette). Il était venu pour promouvoir, tranquillement, un film.  Luc Besson n’est pas un homme comme les autres. Il est simple. Il ne cultive même pas cette image. Il est généreux naturellement. Il est exigeant aussi,  et sait s’entourer. Il parle avec chaleur. On n’imagine même pas qu’on a devant soi une légende vivante. L’homme tranquille a pourtant réalisé Le Grand Bleu et Le Cinquième Elément. Il produit depuis plusieurs années des films avec sa société Europacorp. Et cette semaine, il ouvre un chantier dont il nous avait parlé depuis deux ans : les plus beaux studios de cinéma du monde. Ni plus, ni moins.

La «Cité du Cinéma» est née vendredi dernier à Saint-Denis, près de Paris. Luc Besson aurait pu se retirer, faire une pause, aller vivre définitivement à Hollywood. Mais non. Luc Besson est un entrepreneur-artiste, qui se met toujours en danger. Son Hollywood, il l’a créé. 220 mètres de long, des verrières immenses, une école de cinéma, des salles techniques (mixage, montage, ateliers de décoration, etc.) : 60 000 m2. Lire la suite…

Le bon cinéma n’a pas besoin d’opérations marketing

Le 19 août 2012, par Jean-Jacques URVOY
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A La simple agence, tout le monde aime le cinéma. Cette culture lui permet de réaliser chaque mois un film pour Internet. Ce blog rend compte régulièrement de coups de coeur. Comme il y a beaucoup de bretons comme clients ou partenaires de l’agence, le film Cornouaille, d’Anne Le Ny, est incontournable. Un film tranquille, où le marketing du cinéma semble extérieur, contrairement à cette débauche inutile et indécente de moyens pour le dernier Batman. Compte-rendu de séance.

Cornouaille est un film qui ne peut laisser insensible parce qu’il renvoie à tout ou partie de sa propre histoire. Il est tourné dans ces paysages très beaux du Finistère Sud. Vanessa Paradis, en parisienne devenue insensible aux choses et Samuel Le Bihan, lui aussi juste dans ce rôle d’homme a priori épais mais en fait si émotif… Lire la suite…

Si tu diffères de moi

Le 24 mars 2012, par Jean-Jacques URVOY
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Tintin rencontre Haddock à bord du Karaboudjan. Cette rencontre entre deux êtres est-elle souvent le fait du hasard ? Pourquoi décident-ils ensuite de faire du chemin ensemble ? Faut-il s’associer avec un autre que soi-même ? C’est le fait d’une complémentarité. Pas forcément de métiers, comme on le lit dans les livres de création d’entreprise. Mais aussi de cultures complémentaires.

Lorsqu’ils se rencontrent, ils ont apparemment tout pour ne pas continuer ensemble. Si Haddock est alcoolique, grossier, inculte, s’il ne connaît pas la maîtrise de soi-même, il dispose d’une expérience de marin. Alors que Tintin, lui, n’a pas de défauts, est poli, intrépide, tenace et jeune. Même s’il dispose d’une courte expérience lorsqu’ils se rencontrent, Tintin attend de Haddock, malgré toute attente, des avis. Haddock suit toujours Tintin dans ses aventures, même s’il ne le souhaite pas vraiment au départ. Tintin n’a a priori besoin de personne. Lire la suite…

The Artist aura un Oscar

Le 17 février 2012, par Jean-Jacques URVOY
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The Artist, le film de Michel Hazanavicius, produit par Thomas Langmann, avec Jean Dujardin dans le rôle principal, aura un Oscar. Non parce qu’il est réalisé, produit et joué par nos trois compères. Mais parce qu’il opère comme une marque. Démonstration.

Une marque est d’abord une garantie de qualité et de confiance. The Artist représente, aux yeux des américains, à la fois la qualité et la confiance. Ne pas le croire reviendrait à renier leur propre culture. The Artist rend en effet hommage aux films muets du début du cinéma, inventé par eux-mêmes. Lire la suite…

Corto Maltese débarque à Paris!

Le 26 mai 2011, par Jean-Jacques URVOY
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Derrière La Madeleine, près de Fauchon, l’entrée de l’exposition « Le Voyage extraordinaire d’Hugo Pratt » invite à entrer à la Pinacothèque. Passionnés de bande dessinée, de planches originales, d’esquisses préparatoires, c’est le moment d’y aller. Au-delà, Hugo Pratt a inventé un personnage qui invite au voyage.

La personnalité d’Hugo Pratt est bien restituée et son rapport aux femmes dévoilé. C’est certain: timide, il a peur des femmes, se rassure en faisant porter à son héros un uniforme d’officier de marine. La houppe de Tintin est remplacée par une casquette et Corto Maltese porte l’anneau à l’orielle gauche, alors que, dans la marine italienne, c’est l’oreille droite qui était sollicitée. Question d’identité. Lire la suite…

Claude Lelouch, cinéma, récit et marque

Le 25 septembre 2010, par Jean-Jacques URVOY
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Claude Lelouch construit son œuvre avec des « marques », dont il a besoin pour se donner des repères: les femmes, bien sûr, mais aussi les hommes et leur condition si réelle, les évènements, les musiques. Son dernier film, Ces Amours-là, le prouve. On pourrait penser qu’il s’agit d’un film ultime, qui résumerait tous les précédents. Non: il reprend l’histoire de sa vie, la croise avec des personnages réels ou imaginaires qui l’ont « marqué ».

L’histoire est simple apparemment. Il tombe facilement amoureuse au point d’hésiter parfois. Elle se remémore ses amants dans cette nouvelle saga, qui couvre près d’un siècle. Elle incarne les courages et les contradictions d’une femme libre, comme si elle se créait elle-même au travers les hommes. Lire la suite…

Puisqu’il fallait voir Inception

Le 19 août 2010, par Jean-Jacques URVOY
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Pour faire comme tout le monde, je suis allé voir Inception avec mon fils qui lui a tout compris. J’ai lu le lien concernant Inception dans Wikipedia, mais franchement, les Company Managers ont des progrès à faire dans la rédaction : c’est à dégoûter quiconque d’aller voir ce film. Je pense que j’ai dû dormir et… rêver. Le héros, Cobb (Di Caprio, qu’est-ce qu’il a changé), entre votre subconscient pour outcepter des informations. Ah, vous aussi ? Vous ne sachiez pas que ça existe ? Avec une équipe d’experts, il va cette fois incepter un sujet, activité plus difficile et dangereuse que l’outception. Explication (et non inplication, ce qui n’a rien à voir).

DiCaprio se retrouve une plage (ce qui fait rêver en plein mois d’août), et est arrêté par un japonais, un dénommé Saïto, aidé par la mystérieuse Mall (Marion Cotillard, notre Oscar® à nous). On entend une chanson d’Edith Piaf, celle que préférait ma grand-mère. Je me retrouve alors dans une grande maison à la campagne, avec ma cousine d’enfance et Saïto, et voit Cobb sur un tapis que je devine n’être pas un matériau réel (la scène du tapis, on comprend que ça doit être important tellement ça dure, mais on ne sait pas si ça l’est vraiment, au fond, non ?).

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