Archive pour le mot-clef ‘cadeau’

Le cadeau, toujours marque d’amour?

Le 07 janvier 2012, par Jean-Jacques URVOY
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La notion de « cadeau », apparue depuis la nuit des temps, a été encouragée par les marques de luxe, de parfum, de champagne au XIXème siècle. Au XIIème, « cadeau » signifie « lettres capitales avec enjolivures ». Molière, en 1659, utilise le mot pour signifier « divertissement offert à une dame ». Un cadeau marque une « présence » (present, en anglais). Les formes de cadeau on changé: que dire de ces cartes-cadeau qu’on achète sans prendre le temps de connaître les goûts du destinataire? Que penser des packagings évènementiels? Réflexions.

Le cadeau établit une relation entre une marque et un consommateur. Il renforce la relation. C’est pourquoi, depuis plusieurs années, les marques propose des « packagings évènementiels », ou de beaux « paquets-cadeaux ».  Le monde entier connaît l’écrin rouge Cartier (voir photo). La marque a également inscrit dans son protocole de vente la remise d’un emballage-cadeau irréprochable: papier blanc avec pliure, cachet de cire. La Grande Récré, en période de Noël, maintient la confection du cadeau, là où, ailleurs, on vous envoie vers un espace sachets. Lire la suite…

Le Père Noël et le Mythe

Le 02 décembre 2010, par Jean-Jacques URVOY
Père Noël

Si le Père Noël plaît tant aux enfants, les raisons qui ont poussé les adultes à l’inventer sont plus obscures. Suite à l’éditorial d’ URVOY CONSEIL de décembre 2010, nous prolongeons ici l’histoire du Père Noël par ce livre de Claude-Levi Strauss: « Le Père Noël supplicié ». L’école laïque française, contre l’Eglise, fait état du « Père Noël » très tôt auprès des enfants. Pour Levi-Strauss, mort fin 2009, le Père Noël est devenu une figure représentative des mythes, des rites et des cultes.

Selon lui, il n’y a pas que les enfants qui s’intéressent au Père Noël. Dans ce livre, issu d’un texte paru en 1952 dans la revue les Temps Modernes, il s’interroge sur cette figure à partir d’un fait divers à Dijon en 1951: la pendaison et la mise en bûcher d’un mannequin du Père Noël sur le parvis de la cathédrale, devant tous les enfants des patronages. Ce faux supplice, organisé par le clergé de la ville,  voulait signifier que Noël devait rester avant tout religieux. Comme dans un film de Don Camillo et Peppone, ce fait divers divisa la ville en deux : la mairie organisa, dès le lendemain, la résurrection du Père Noël assassiné, et la presse condamna le clergé. Lire la suite…