Archive pour le mot-clef ‘amour’

Le cadeau, toujours marque d’amour?

Le 07 janvier 2012, par Jean-Jacques URVOY
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La notion de « cadeau », apparue depuis la nuit des temps, a été encouragée par les marques de luxe, de parfum, de champagne au XIXème siècle. Au XIIème, « cadeau » signifie « lettres capitales avec enjolivures ». Molière, en 1659, utilise le mot pour signifier « divertissement offert à une dame ». Un cadeau marque une « présence » (present, en anglais). Les formes de cadeau on changé: que dire de ces cartes-cadeau qu’on achète sans prendre le temps de connaître les goûts du destinataire? Que penser des packagings évènementiels? Réflexions.

Le cadeau établit une relation entre une marque et un consommateur. Il renforce la relation. C’est pourquoi, depuis plusieurs années, les marques propose des « packagings évènementiels », ou de beaux « paquets-cadeaux ».  Le monde entier connaît l’écrin rouge Cartier (voir photo). La marque a également inscrit dans son protocole de vente la remise d’un emballage-cadeau irréprochable: papier blanc avec pliure, cachet de cire. La Grande Récré, en période de Noël, maintient la confection du cadeau, là où, ailleurs, on vous envoie vers un espace sachets. Lire la suite…

Ivan Levaï et Jean Cocteau

Le 06 août 2011, par Jean-Jacques URVOY
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Dans l’article précédent, je faisais conclure Ivan Levaï par une citation de Cocteau «Jeunes hommes avides, croyez-moi. Il n’existe que deux manières de gagner la partie : jouer cœur ou tricher. Tricher est difficile; un tricheur pris est battu. Jouer cœur est simple. Il faut en avoir, voilà tout. Vous vous croyez sans cœur. Vous regardez mal vos cartes». On me demande des détails, je reprends simplement ici l’intégralité du texte d’Ivan Levaï.

Face à la vie, face au mensonge, face à l’impermanence du monde, nous n’aurions que deux manières de réagir selon Cocteau. Tricher, mentir, se mentir, dissimuler, contourner, manipuler, se cacher derrière son petit doigt, s’empêcher de penser, s’aveugler, faire semblant de ne rien voir ou regarder ailleurs, jouer les naïfs ou les imbéciles, faire comme si rien ne bougeait, se convaincre que tout est tel qu’on le croit ou que rien n’est sous notre contrôle. Lire la suite…

Claude Lelouch, cinéma, récit et marque

Le 25 septembre 2010, par Jean-Jacques URVOY
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Claude Lelouch construit son œuvre avec des « marques », dont il a besoin pour se donner des repères: les femmes, bien sûr, mais aussi les hommes et leur condition si réelle, les évènements, les musiques. Son dernier film, Ces Amours-là, le prouve. On pourrait penser qu’il s’agit d’un film ultime, qui résumerait tous les précédents. Non: il reprend l’histoire de sa vie, la croise avec des personnages réels ou imaginaires qui l’ont « marqué ».

L’histoire est simple apparemment. Il tombe facilement amoureuse au point d’hésiter parfois. Elle se remémore ses amants dans cette nouvelle saga, qui couvre près d’un siècle. Elle incarne les courages et les contradictions d’une femme libre, comme si elle se créait elle-même au travers les hommes. Lire la suite…