Archive pour le mot-clef ‘ados’

Le baccalauréat est-il utile?

Le 13 avril 2012, par Jean-Jacques URVOY
bac

Si l’on peut faire remonter l’origine du bac au Moyen-Âge, par l’Université de Paris, on admet plus volontiers que c’est Napoléon Ier qui l’a créé  en 1808. Avant la seconde guerre mondiale, moins de 3% d’étudiants réussissaient leur baccalauréat, contre 84% aujourd’hui. Curieux, au final, pour un diplôme. 

Le bac est un temps fort pour la vie des familles. L’attente des résultats de cette épreuve soi-disant initiatique est déterminant pour la vie de l’adolescent, du jeune adulte. Aujourd’hui, le sociologue Michel Fize, chercheur au CNRS, que nous avions invité à un récent colloque sur les marques et l’enfant, constate que le baccalauréat n’est « ni une épreuve psychologique positive, ni un “bon stress”, ni un rite de passage », dit Michel Fize ! Lire la suite…

La pub et les enfants

Le 05 juin 2010, par Jean-Jacques URVOY
Pub et enfants

Dans l’ouvrage « Gérer une marque enfants » (Eyrolles Ed.), Nicolas Bordas, président de TBWA et de l’AACC, me fait la gentillesse de déterminer les responsabilités qui incombent aux publicitaires lorsqu’ils s’adressent aux enfants, ce dont je l’en remercie ici. Intéressant avant la prochaine « rentrée sans marques ». Merci Nicolas.

Il est indéniable que publicitaires, annonceurs et médias ont une responsabilité quant aux messages qu’ils adressent aux enfants. Reste à définir laquelle : je ne crois pas, en particulier, que la publicité doivent servir à éduquer. Ce n’est pas son rôle.

On ne peut pas, sous ce prétexte, cantonner la publicité à des clichés angéliques quand tous les autres médias n’hésitent pas à montrer des aspects souvent bien plus réalistes de la société. Ce serait prêter à la publicité une influence sur la culture populaire qu’elle est loin d’avoir. Quand on oblige une marque à réduire la vitesse de la voiture présente dans son spot et que ce spot est diffusé juste avant le dernier James Bond, on frise la schizophrénie.

A l’opposé, la publicité ne doit pas non plus aller à l’encontre du travail des éducateurs. Il y a un juste milieu à trouver entre la responsabilité démesurée qu’on impute à la publicité et les quelques dérives qu’on peut observer. La vraie responsabilité des publicitaires, c’est celle-là : s’abstenir de créer des messages qui peuvent nuire.

Les principes édictés par la Chambre de Commerce Internationale ne disent d’ailleurs pas autre chose : dans son article 18 le code de la CCI dispose que : « La communication de marketing ne doit pas exploiter l’inexpérience ou la crédulité [des enfants ou des adolescents] » et que « La communication de marketing ne doit comporter aucune déclaration ou aucun traitement visuel qui risquerait de causer aux enfants ou aux adolescents un dommage sur le plan mental, moral ou physique. »

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