Archive pour la catégorie ‘Symbolique’

Georges Pérec, le verbe et l’image

Le 22 février 2012, par Jean-Jacques URVOY
pérec

Un jour, j’ai rencontré Georges Pérec, magicien des mots et des images, qui travaillait avec moi pour une agence de communication. Il recherchait des noms et les dessinait en même temps sur des petits papiers quadrillés.  Georges Pérec : le verbe et l’image confondus. Le fourmillement d’idées.

Je me souviens de lui, penché sur sa feuille blanche avec son crayon noir. Je me souviens qu’il écrivait des noms possibles pour ce qui sera « Envol » de Ted Lapidus, ou les nombreuses marques de L’Oréal qui subsistent toujours aujourd’hui. Lire la suite…

Correspondances

Le 21 février 2012, par Jean-Jacques URVOY
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J’ai toujours aimé ce poème de Baudelaire, bêtement appris par cœur au lycée : « Correspondances », où il fait clairement état d’un Ordre symbolique des choses : La Nature est un temple où de vivants piliers /Laissent parfois sortir de confuses paroles (…) /Les parfums, les couleurs et les sons se répondent /Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants (…) /Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

Cela dit, le fait de l’apprendre par cœur me fit entrevoir que la Nature était un registre symbolique combinant différentes couleurs: le jaune, le bleu, le gris et les registres de verts – avec des lignes de fuite et ce nombre d’or qu’on trouve à l’état naturel comme au travers d’une feuille de fougère qui se déroule, ou la spirale des coquilles d’escargots. Lire la suite…

L’alphabet de mon père

Le 21 février 2012, par Jean-Jacques URVOY
couleurs

Lorsque que j’allais voir mon père, professeur technique avant de devenir chef des travaux de l’école Boule, il y avait un alphabet au-dessus du tableau. Mon père avait dessiné chaque lettre sur du bristol et les avait découpées. Je me renseignais alors sur l’origine des alphabets et l’origine des lettres. De là, naquit peut-être mon sens du symbole.

Par exemple j’appris très tôt que la lettre A signifiait, il y a très longtemps, le mot  « vache », du moins la représentation graphique de « vache » donna la lettre A par retournement, cornes en bas. « Au travers de l’histoire des lettres, c’est finalement de l’humanité que l’on traite » écrivait le grand typographe Jérôme Peignot Lire la suite…

Signe, symbole et logotype

Le 20 février 2012, par Jean-Jacques URVOY
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Le métier de communicant comporte un aspect fondamental des choses. Et un autre aspect, l’aspect opérationnel, visible. Mon métier, chez Urvoy Conseil ou à La simple agence, c’est la marque et son expression dans tous les champs de la communication: le verbe (puisqu’en design comme en communication, au début est le verbe qui propose un récit), et les fameux éléments de langage, la communication, la communication digitale et ses contenus.

Au milieu de tout cela est le logotype, transversal, vu par tout le monde, constitué d’un nom de marque et d’un graphisme de marque. Mon métier, si on veut l’exercer de cette façon,  est étroitement lié à la notion de symboles, ce qui le rend très intéressant. Je pose un filtre symbolique sur ce qu’il y a à créer, pour donner du sens. Lire la suite…

L’énergie des logotypes

Le 19 février 2012, par Jean-Jacques URVOY
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Apparemment, il n’y a pas forcément de lien évident entre un logotype et ce qu’il prétend représenter. Mais une entreprise, une institution, est une énergie, une force qui va, et cette force, cette énergie est toute entière contenue dans ce petit dessin qu’on nomme : logotype. Cela va au-delà des caractéristiques techniques ou stratégiques d’un « bon logotype ».

Et c’est finalement difficile à expliquer, parce qu’on entre dans le monde du symbole. Et qu’un lien d’ordre intime se crée entre le symbole et nous — ou ne se crée pas. Le seul risque pour une entreprise est que le sens du logotype ne soit pas compris. Ce risque s’accroît devant l’essor du digital et des marchands d’images : ils proposent des logotypes inopérants, certes esthétiquement acceptables, mais intimement inopérants. Lire la suite…

Corto Maltese jette l’ancre à Paris.

Le 30 décembre 2011, par Jean-Jacques URVOY
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On se souvient dans ce même blog de l’article sur la symbolique d’Hergé qui montrait que « Tintin » est universel parce que géré, même inconsciemment, comme une grande marque. Spielberg, on l’a vu cette année, avait tout-à-fait remarqué le fonctionnement symbolique du personnage d’Hergé. Nous avions ici aussi consacré un autre article à Hugo Pratt lors d’une remarquable exposition à la Pinacothèque de Paris. Aujourd’hui, une exposition explique la symbolique d’Hugo Pratt, et démontre des correspondances entre Corto Maltese et les symboles.

Parce qu’il est d’abord artiste, Hugo Pratt est un personnage à part de la bande dessinée. Peintre, sculpteur, il fait d’abord de la bande dessinée pour des raisons alimentaires. Et il invente Corto Maltese, héros toujours en voyage.  Dans l’album Fable de Venise, son héros traverse l’univers de la franc-maçonnerie, et il n’en fallait pas moins pour y consacrer une exposition à Paris en 2012. Lire la suite…