Les critiques infondées de la psychanalyse

Pour Elisabeth Roudinesco, la psychanalyse est un système de pensée et pas seulement une thérapie. C’est une théorie du sujet qui prolonge la philosophie, une théorie de l’inconscient.

L’offensive contre la psychanalyse est actuellement une réalité car traditionnellement c’est la psychiatrie, le savoir psychiatrique, qui est censé guérir à la fois d’un point de vue organique et existentiel : le sujet existe. Aujourd’hui la psychiatrie est entièrement biologique, et a évacué les disciplines du psychisme, rappelle et, du coup, elle est aussi devenue comportementale par son absence de subjectivité.

Aujourd’hui il y a un excès de médicaments, et on voit les limites des médicaments systématiques : outre les coûts engendrés pour la Sécurité Sociale, les rumeurs, pour certaines confirmées, font que la défiance. Les médias, qui avaient encensés la révolution pharmacologique descendent en flamme les médicaments.

La psychanalyse prétend expliquer l’inconscient, la sexualité et parle d’hérédité. Et dans les périodes populistes, anti-intellectuelles, il y a de la haine contre la psychanalyse. Avant, c’était les religieux (sexualité, libération des femmes), puis les adeptes du tout chimique. La psychanalyse est regardée comme une science d’intellectuelle. Les pires anti-analytiques sont d’extrême-droite. Par les populistes, la psychanalyse est perçue comme une science bourgeoise.

Le sens du bonheur, pour Elisabeth Roudinesco, c’est l’intelligence, la compréhension du savoir, la capacité de dominer ses pulsions, et d’être capable de réfléchir face au malheur. Dont acte.

« Pourquoi tant de haine » par Elisabeth Roudinesco (Seuil Ed.)

Source de l’article :  (Source : Centre laïque audiovisuel)

 

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