Les signaux faibles et le marketing

Le 12 février 2012, par Jean-Jacques URVOY
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Un signal faible, est un fait paradoxal (un iceberg visible) qui inspire la réflexion (l’iceberg sous le niveau de la mer soit 90% de la masse de l’iceberg). Philippe Cahen, dont nous vous avons entretenu ici,  adresse depuis longtemps une Lettre dans laquelle, jour après jour, il détecte ce dont l’avenir sera fait.

Les signaux faibles, grilles de lecture du monde, intéressent donc autant ceux qui réfléchissent sur ce monde que ceux qui contribuent à l’action prospective. La difficulté des signaux faibles est de se cantonner à un état de détection, d’alerte. Philippe Cahen ne donne pas de solutions, il repère, il alerte. C’est un consultant opérationnel, alors que le jeune Institut des Futurs souhaitables, emmené par Mathieu Baudin et dans lequel Edgar Morin est partie prenante, plus universitaire, semble donner des solutions. Le site permet de voir ce que vous ne voyez pas ou peu si vous n’avez pas le temps. Mais surtout, le travail quotidien de Philippe, depuis plusieurs années, lui a permis de traiter de nombreux champs de savoirs, très larges. Par exemple, récemment, dans une lettre réservée aux abonnés, il proposait comme signaux faibles, que voter Le Pen, c’est pour l’électeur de se détacher du quotidien et de se projeter. Que les pays ont pour vocation à avoir des populations de plus en plus mélangées et qu’ils ne peuvent pas être xénophobes. Il abordait le vide des églises, les démocraties trop lentes, le stress en tant que réalité économique, la presse, qui va bien (voir à ce sujet notre billet sur Le Parisien avec Jegoun), le PMU, etc.

Philippe Cahen est auteur du livre « Le marketing de l’incertain. Méthode agile de prospective par les signaux faibles et les scénarios dynamiques », préfacé par Thierry Gaudin, président de Prospective 2100 (Kawa Ed.)

 

Photo: © Sergej Khackimullin – Fotolia.com

 

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