Les marques marquent.

Le 13 juin 2011, par Jean-Jacques URVOY
marques qui marquent
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En reprenant aujourd’hui l’ouvrage « Histoire des Marques » de l’ami Jean Watin-Augouard (Eyrolles Ed.), je m’aperçois combien les marques marquent les enfants. Je réfléchissais aujourd’hui aux marques de mon enfance. Celles qui m’ont marqué sont d’abord des marques de radio et de presse: Europe 1 avec Salut les Copains (ne manquez pas de cliquer ici), RTL, que j’écoutais avec mon grand-père. Je me souviens du Journal de Mickey, que je lisais le jeudi, bien avant d’être lecteur de Pilote.

Je me souviens de France-Soir, dont mon copain d’alors, Rémy Dessarts, est aujourd’hui Directeur de la Rédaction!  De la Bibliothèque Rose, avec le Clan des 7 puis Le Club des Cinq. Puis de la marque Casterman, signant la couverture du Lotus Bleu.

Je me souviens de Royco, les soupes au poulet vermicelle de ma grand mère , et du Viandox de mon grand père.  Du chocolat Cémoi, où il y avait un timbre postal qui m’entrainait vers l’ailleurs: Mayar Posta, Monaco, les beaux timbres de l’URSS de l’époque. On n’imagine pas combien les marques, qui le savent bien, remplacent souvent les parents!

Je me souviens du Mercurochrome (voir photo!). De la purée Mousseline, du vrai yaourt Danone, celui en pot de verre consigné, que ma grand mère achetait à un épicier ambulant, lequel avait une belle fourgonnette Citroën en tôle ondulée. Je me souviens de ces produits alimentaires: la limonade Dumesnil, la Vache qui Rit, le petit Carré Gervais, le Roquefort que j’adorais. Produits à base de lait, produits maternels, produits refuges. Il y a plusieurs années, lorsque j’ai perdu une compétition Babybel, un sentiment vague d’abandon m’a saisi. Je me souviens d’Evian, de ses montagnes, et j’ai plus tard qu’une  agence (Urvoy&Calibani) crée la bouteille évènementielle « Goutte d’Eau » pour le millénaire, dont Franck Riboud m’offrira un exemplaire en cristal.

Je me souviens de l’huile d’arachide Lesieur, marque que je gérerais ensuite en packaging, comme ces autres marques d’enfance sur lesquelles je retravaillais plus tard L’Alsacienne, qui devint Belin puis Lu. BN, Carambar et Malabar. Et Hollywood, marque franco-française! Je me souviens des Gitanes et des Flash que fumaient mes parents.. De Suchard avant Milka, d’Orangina qu’on ne trouvait alors qu’au café, de Philips (mon premier pick-up), de Grundig (mon premier magnétophone). Et d’autres marques encore: Singer, la machine à coudre de la maison, le Vélosolex (le vrai), et Lip!

Côté magasins, je me souviens du Prisunic de Saint-Mandé (aujourd’hui Monoprix pilote pour les concepts d’architecture), lequel était à la place actuelle de BNP Paribas. De la Samaritaine où l’on trouvait tout. Et évidemment du Printemps, où je travaillerais comme vendeur pendant les vacances scolaires dès seize ans, pendant toute ma période d’étudiant.

Les marques marquent!


Photo © Jean-Jacques Urvoy



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