Les marques et le développement durable : info ou intox ?

Le 16 octobre 2012, par Jean-Jacques URVOY
marque durable
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Le développement durable n’est plus un sujet à la mode pour les marques. Si le respect de l’environnement n’est plus seulement le thème favori des médias, c’est qu’il disparaît, en ce moment, du champ politique. Mais les grandes marques mettent toujours en avant leur engagement. Elle s’impliquent dans le développement durable et se lancent dorénavant dans des projets écologiques à travers différentes actions.

La notion de développement durable, apparue dans les années 1990, a fait son chemin. Après le citoyen averti, c’est au tour du consommateur d’être convaincu par l’argument écologique. De plus en plus soucieux pour l’environnement et leur santé, les Français souhaitent consommer de façon plus responsable. Selon une étude menée par Ethicity, deux tiers des Français privilégieraient aujourd’hui les marques éthiques.

Les marques manifestent de plus en plus un intérêt pour le respect de l’environnement et essayent de véhiculer une image éthique afin de gagner en crédibilité auprès des consommateurs. Ce nouvel élan se traduit différemment selon les marques et les secteurs d’activités.

Des projets variés

Au départ, les marques se sont engagées en soutenant des projets écologiques. QuikSilver et Roxy soutiennent, par exemple, depuis quelques années, la Green Campaign qui vise à récolter des fonds destinés à des projets préservant l’environnement.

Mais leurs produits eux-mêmes sont respectueux de l’environnement. La Redoute et Monoprix on été les pionniers dans ce domaine en proposant des collections textiles biologiques et équitables. L’équipementier sportif Puma a annoncé  le lancement d’une collection de produits biodégradables et recyclables. Une collection de chaussures, accessoires et vêtements biodégradables et recyclables, qui, une fois usés, pourront lui être renvoyés par les clients afin d’être retraités.

Comment faire d’une marque une marque de développement durable ?

Etudier les matières premières, respecter l’organisation internationale du travail  (l’âge au travail, le travail forcé, les horaires de travail, la rémunération…), ne pas collaborer avec les nations qui ne souscrivent pas aux conventions internationales… Les pistes sont nombreuses. Parmi lesquelles également  la création de filières de retraitement, l’utilisation d’emballages recyclables et la réduction de ces emballages, le bilan écologique systématique des actions en cours.

Il est souhaitable de privilégier la recherche afin de ne pas freiner l’innovation et la croissance.

Les marques peuvent devenir pédagogiques, par des conseils de mode de consommation, par l’arrêt d’une communication sans cesse axée sur la « Toujours Plus ». Le développement humain, les indicateurs sociaux : santé, éducation, bien-être des populations deviennent plus pertinents dans la préservation d’une image d’une marque.  Avec pour conséquence, le remplacement de l’indicateur PIB par celui du niveau de vie qui inclut les phénomènes environnementaux…

La prise de conscience individuelle seule peut faire qu’une marque devienne une marque durable. Et vous, à l’heure où arrive le taxi-écolo, pour quelle marque travaillez-vous ? ◊ Avec Anne-Sophie Roposte

 

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