Le mur de shopping virtuel

Le 13 novembre 2012, par Jean-Jacques URVOY
mur de shopping virtuel
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Faire ses courses alimentaires dans le métro, dans la rue, dans une galerie marchande et être directement livré chez soi grâce à son Smartphone est la promesse des murs de shopping virtuel. Rompt-il la frontière entre le e-commerce et le commerce réel en posant les prémisses des courses du futur ? Ou est-il juste un énième canal de distribution ?

Le mur de shopping virtuel, concept développé par Tesco à travers sa filiale Home plus et lancé dans le métro de Séoul en 2011, est un linéaire de supermarché reconstitué dans une zone à fort passage. Les passants peuvent grâce à leur Smartphone y scanner le code correspondant aux produits alimentaires qu’ils désirent acheter et être livré directement chez eux.

Les courses du futur

Il préfigure le commerce de demain en se basant sur la généralisation du Smartphone, et donc du nomadisme induit par celui-ci. Il pose les bases de l’après e-commerce en amenant le début de la révolution du mobile. Ce n’est plus le consommateur qui se rend dans le commerce mais le commerce qui vient au consommateur en se positionnant dans ses lieux de passage. Il répond aux nouvelles attentes des consommateurs : proximité, rapidité, choix.

mur de shopping virtuel nomade

Canal de distribution du e-commerce

Néanmoins ce modèle reste balbutiant, et le concept se déploie de manière éphémère. De plus, il se base sur les structures du e-commerce actuel. Les clients se font livrer de la même manière que s’ils commandaient sur le site internet. Ce concept n’est donc pour le moment qu’un autre canal de distribution pour le e-commerce. On le considère comme du « street marketing ». Il développe le chiffre d’affaire du site en ligne en n’étant qu’une vitrine.

L’exemple du métro de Séoul

Face à la réussite du mur de shopping virtuel dans le métro de Séoul, avec une augmention de 130% des ventes en ligne, l’opération a été depuis plusieurs fois renouvelée et est en passe de devenir permanente. Ce concept a commencé à être testé dans d’autres pays, comme au Royaume-Uni dans un shopping center à Londres, mais reste une action marketing éphémère. Il représente de nombreuses applications à court terme mais devra faire ses preuves sur le long terme.

De plus ce concept s’appuie sur l’utilisation du Smartphone qui est bien plus développé en Corée du Sud que dans le monde. Le déploiement de ce concept sera donc corréler avec la banalisation du Smartphone. Et avec une importante capacité logistique des enseignes. ◊ Avec Rodolphe Beauchamps

Un autre article sur les enseignes ici.

 

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2 commentaires

  1. GUILLIOU dit :

    Merci pour cet article fort intéressant. Il y a, je pense, fort à parier que cette nouvelle forme de distribution émergera prochainement avant de s’imposer. Une pratique qui sera fortement corrélé au taux d’équipement de Smartphones en France et en Europe. Mais celui-ci ne devrait cessé de croître si l’on en juge les dernières tendances observées.
    Autre frein plus tangible, la distribution « classique ».Comment réagira t-elle a ce qui pourra lui porter un coup fatal ?..

    Ces courses du futur laissent également présager de la forte attente du consommateur d’informations sur les produits : leurs compositions, leurs provenances, labels,…Une attente et une demande de transparence qui se fait de plus en plus présente. Les marques ne devront pas l’ignorer. Nous assisterons dès lors à une Consommation 2.0 !!

    Après bien sûr se pose des questions « éthiques » : jusqu’où devons-nous laisser les produits venir à nous ? Avons-nous envie de voir « pousser » des panneaux d’achats un peu partout dans l’espace urbain comme le laisse suggérer un des visuels de l’article ? Qu’adviendra t-il des millions de personnes travaillant dans la distribution ?…

    Soyons donc vigilant ! Je n’ai pour ma part pas envie d’être entouré de packagings virtuels. Je ne souhaite pas que l’on m’impose une pollution visuelle qui à terme deviendra une pollution tout court avec des effets sur nos comportements.

    Romain

  2. Un peu plus de 2 ans après je pense qu’on peut parler d’échec de ce canal de distribution futuriste !

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