La prospective et les signaux faibles

Le 04 septembre 2010, par Jean-Jacques URVOY
positive aussichten
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Aider l’entreprise à s’identifier dans le futur pour mieux appréhender demain. Par ces temps complexes, il est souvent utile de voir plus loin. C’est ce que propose Philippe Cahen, dans une approche prospectiviste.

La prospective nécessite d’abord de synthétiser des connaissances sociétale, économique, technologique, environnementale, politique, pour projeter les connaissances sur le futur du domaine de l’entreprise. Ainsi, une étude prospectiviste propose-t-elle les ruptures nécessaires, en évitant le conformisme. Elle construit les scénarii de demain.

Un point de départ  est la détection de signaux faibles. Cela peut paraître inutile, au prime abord. Ou coûteux. Ou inutile-parce-que-je-sais-car-je-connais-mon-secteur.  Au-delà de leur recherche, l’interprétation des signaux faibles est un métier.

Les signaux faibles se détectent et s’interprètent en dehors de toute logique d’entreprise, ce qui permet de compléter la veille par de l’éveil. Selon Olivier Mevel, les « signaux faibles » sont des informations partielles et fragmentaires fournies par l’environnement, éventuellement en parallèle des signaux forts, qui sont porteuses d’un « ordre » spécifique et reconnues comme telles par une organisation après un traitement approprié. Des signaux faibles sont des signaux à petite fréquence… presqu’invisibles. Comme le souligne Olivier Mével: « issu d’un état instable de l’environnement, le signal faible est une information parcellaire qui présente la caractéristique de pouvoir (…) délivrer une charge informationnelle susceptible de venir renforcer la (…) la cohérence de l’organisation. Dans l’avenir, nous espérons voir des travaux ultérieurs poursuivre dans cette voie de recherche afin de, peut être, mieux mesurer la réceptivité des entreprises au concept de gestion anticipative à partir des signaux faibles de l’environnement. ».

« Si je créais mon entreprise aujourd’hui, referais-je la même entreprise avec les mêmes produits ? » demande Philippe Cahen sur la page d’accueil de son site. Eh oui, au fait?

Photo: © Surrender – Fotolia.com

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