Clay Shirky et le crowdsourcing

Le 30 janvier 2011, par Jean-Jacques URVOY
clay shirky
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Clay Shirky, journaliste, consultant, enseignant, auteur d’ouvrages sur Internet, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, est diplômé de l’Université de New York.  Dans son ouvrage « Here comes everybody », il  s’intéresse à la façon dont les réseaux forment la culture et inversement. La question est essentielle et invente le crowdsourcing, ou le fait d’utiliser la connaissance de chacun pour œuvrer à la connaissance de tous.

Le crowdsourcing est un des domaines émergents du management de la connaissance : c’est le fait d’utiliser la créativité, l’intelligence et le savoir-faire d’un grand nombre de personnes (des internautes en général), en sous-traitance, pour réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées par un employé ou un entrepreneur.

Ceci se fait par un appel ciblé (quand un niveau minimal d’expertise est nécessaire) ou par un appel ouvert à d’autres acteurs. Le travail est éventuellement rémunéré. Il peut s’agir de simplement externaliser des tâches ne relevant pas du métier fondamental de l’entreprise, ou de démarches plus innovantes.

Le terme « crowdsourcing » est un néologisme sémantiquement calqué sur l’outsourcing (externalisation). La traduction littérale de crowdsourcing est « approvisionnement par la foule, ou par un grand nombre [de personnes] », mais l’expression ne reflète pas vraiment le sens anglo-saxon du terme. « Impartition à grande échelle » ou encore « externalisation distribuée à grande échelle » sont d’autres traductions plus précises. Pour le journaliste économiste Henk van Ess, en septembre 2010, le crowdsourcing consiste à canaliser les besoins ou désirs d’experts pour résoudre un problème et ensuite partager librement la réponse avec tout le monde. Google et Wikipédia (1) sont pour H. Van Ess les plus gros utilisateurs de crowdsourcing.

Le travail peut être collaboratif ou au contraire s’effectuer purement en pararallèle. Dans une approche économique, il peut s’agir de remplir une tâche au moindre coût, mais des approches plus collaboratives, sociales ou altruistes existent, faisant appel à des réseaux spécialisés ou au grand-public.

Certaines démarches de sciences participatives et sciences citoyennes l’utilisent, pour acquérir un plus grand nombre de données, à des échelles géographiques qui seraient autrement inaccessibles à des chercheurs insuffisamment nombreux ou ne pouvant faire preuve d’ubiquité (par exemple dans le domaine de l’astronomie ou des sciences environnementales).

(1) le texte de cet article est largement extrait de Wikipedia.

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