Urgo : l’innovation au service des bobos

Le 26 octobre 2012, par Jean-Jacques URVOY
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Urgo, l’entreprise bourguignonne créée en 1880, est devenue depuis peu le troisième intervenant européen sur le marché du pansement. Cette place est largement due à la capacité d’innovation de cette société au capital familial. Urgo se donne pour mission d’identifier les besoins de soins et santé des consommateurs et des patients, puis de proposer des réponses innovantes à partir de son savoir-faire technologique et scientifique. Exploration au pays des pansements.

Les Laboratoires Urgo, reconnus à la fois par le grand public et par les acteurs de la santé (médecins, pharmaciens, infirmières, etc.), est leader en France et se développe à l’international : l’export représente près de 50 % de son chiffre d’affaires. C’est l’innovation associée à  des investissements importants en recherche et développement, en production et en recherche clinique qui permet un tel développement.

URGO souhaite se placer comme l’intervenant majeur dans le domaine de la cicatrisation. En effet, au sein de sa branche « Médicale », le groupe révolutionne le morceau de tissu pour en faire un réel acteur de la cicatrisation d’une plaie. Dans ce cadre, Urgo a créé le pansement Cellostart qui accélère le processus de cicatrisation.

Des pansements intelligents

Mais aujourd’hui, l’entreprise du petit infirmier bleu veut aller plus loin et réfléchit à un pansement « intelligent ». Par exemple, les chercheurs se penchent sur le développement  d’un tissu de coton léger, à maille ronde type tulle,  capable de s’adapter en fonction de l’état de la plaie. Sa branche « Santé » cherche par ailleurs à proposer au grand public des solutions toujours plus adaptées aux maux du quotidien. C’est, notamment, le cas des pansements liquides « Filmogel », pour les boutons de fièvre ou encore les aphtes.

Un des grands défis de la marque Urgo, ces dernières années, était de rendre possible l’industrialisation d’un produit innovant le plus rapidement possible. En effet, la transposition industrielle d’une innovation reste le point faible de l’entreprise bourguignonne. Tous les ans, un nombre non négligeable de nouveaux produits sont abandonnés car compliqués à produire à grande échelle. Fait corrigé dans le courant de l’année 2012 avec la réhabilitation d’un bâtiment qui accueillera 12 salariés. Cette antenne, de près de 1 400 m², cherchera à repenser le process industriel en adaptant les lignes de production à la nouvelle innovation de la société. Dans un secteur toujours plus concurrentiel, ce nouvel outil permettra à Urgo d’être toujours plus compétitif.

Miser sur l’international

Leader sur de nombreux marché en France, l’entreprise, basée à Dijon, a entamé depuis quelques années un développement à l’international. Basée dans plus de 20 pays, Urgo réalise près de la moitié de son chiffre d’affaire hors des frontières françaises. Ce développement passe notamment par l’acquisition d’entreprises. Ce fut le cas de Vitafarma en Espagne ou de Parema au Royaume-Uni. Une filiale avait été ouverte en Allemagne au début des années 90.

Encore cette année,« y’a de l’Urgo dans l’air » pour cette entreprise innovante. ◊  Avec Thibault Beluche.

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