Archive pour la catégorie ‘Entreprise – Economie’

2012: à nous de créer des futurs souhaitables!

Le 03 janvier 2012, par Jean-Jacques URVOY
futurs souhaitables

Je découvre aujourd’hui l’Institut des Futurs Souhaitables. Espérance: le futur est donc souhaitable. Pluriel: les futurs sont multiples. Cet Institut est emmené par un complice de réflexion, Mathieu Baudin, directeur du Collège pédagogique des hautes études de l’environnement et du développement durable, professeur à l’Ecole Centrale de Paris. Il s’adresse aux décideurs d’organisations publiques ou privées : services de l’Etat, entreprises, collectivités locales, établissements publics, ONG, associations, organisations professionnelles et syndicale, en France et en Europe.  Il se positionne comme un nouvel espace de réflexion et d’expérimentation pour anticiper et appréhender un monde complexe en mutation et fonder une société plus responsable.

L’Institut des Futurs Souhaitables, a été créé par des « passeurs » issus d’horizons différents : prospectivistes, enseignants, chercheurs, entrepreneurs, économistes, juristes, philosophes, artistes… Cette complémentarité de profils et de parcours permet son ouverture sur  différents réseaux qui maillent le territoire, dont 400 dirigeants d’entreprises, 500 experts en  développement Durable. Lire la suite…

Carré Blanc, et le blanc est une couleur.

Le 30 décembre 2011, par Jean-Jacques URVOY
carré blanc

Je connais Carré Noir, pour y avoir travaillé. Le noir m’a-t-on dit, n’est pas une couleur. Et j’ai visité un magasin Carré Blanc, réseau de magasins spécialisé dans le linge de maison. La marque est emmenée notamment par Thierry Devoucoux. Blanc, c’est blanc, pourtant. On n’explique pas le blanc, qui n’est pas non plus une couleur. Toutefois, Carré Blanc l’explique  dès son site Internet par une multiplicité de blancs. Exercice périlleux dont elle se sort plutôt bien.

L’enseigne distingue le blanc , beau, limpide. Le blanc lumière et matière. Celui qui inspire, qui accueille la différence, l’ethnique, le contraste. Le blanc ouvert et généreux. Le blanc où la couleur est chez elle, où elle s’affirme, forte, et libre. Le blanc où les bleus, les rouges, les safrans et l’ocre sortent leurs gouaches et leurs teintures. Le blanc qui aime le talent et le talent chez vous. Là, la couleur semble se confondre avec la marque, laquelle semble se l’approprier. Les enseignes ne sont que la production de la réflexion, et Carré Blanc se développe bien. Mais qui est Carré Blanc exactement?

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Histoire de marques de distributeurs 2/2

Le 03 décembre 2011, par Jean-Jacques URVOY
boisson système U

Carrefour a donc ouvert une voie, et les autres ont suivi. J’ai ensuite travaillé pour Intermarché dans une agence que j’ai créée, Le Clan Design, la première en France équipée d’informatique de création, en 1987. Pour les MDD, c’était souvent une demande d’approche des codes de la marque nationale référente.  Aussi, les  marques nationales remaniaient-elles leurs packagings pour réagir. et il a fallu à un moment donné traiter les packagings extrêmement rapidement: cela a correspondu à l’arrivée de l’informatique en création packaging, en 1986, au Clan Design.

Et puis j’ai vu arriver le lancement de la Marque-Repère  chez Proximité/BBDO (j’avais alors vendu mon agence au 1er groupe américain de communication et au 5ème groupe français), idée de l’agence somme toute géniale. Or, la marque-repère n’a pas été bien comprise à l’époque (1994) : qu’est-ce que cela voulait dire ? Comme les autres, elle s’est mise à approcher les codes packagings des marques nationales. En 1995, j’ai  travaillé avec Système U, et cette année-là,  jusqu’en 1998, il y a eu une prise de conscience des enseignes de la nécessité de se démarquer, et c’est comme cela que j’ai amené la notion de « valeur ajoutée » en packaging MDD. Lire la suite…

Histoire de marques de distributeurs 1/2

Le 03 décembre 2011, par Jean-Jacques URVOY
carrefour produits libres

Vous trouverez l’histoire du packaging la prochaine édition de Packaging (Eyrolles Ed.), écrite avec Sophie Sanchez et Erwan Le Nan. Au cours des âges, on constate qu’un packaging n’est pas fait seulement pour contenir, pour emballer, pour séduire. Il est fait aussi pour faire vendre et, à un moment donné, pour communiquer. Mais  il y a tellement de marques, de segmentation des offres qu’en permanence on se pose la question de savoir comment se différencier, être pertinent et survivre. Y compris pour les marques de distributeurs.

L’histoire des MDD commence en 1869 en Grande Bretagne, où Salisbury commence à signer ses emballages, et continue par Casino en 1901. Puis, il y a un homme en 1928, Théophile BADER, qui crée les premiers magasins à prix unique, qu’il appelle Monoprix. Le Printemps, quant à lui, lance Prisunic peu après, et en 1976, on assiste à la première campagne Carrefour sur les produits libres: « voici les produits sans nom, ils sont aussi bons, ils sont moins chers » ; c’était une campagne avec une mouette, c’était le temps du film Jonathan le Goéland, qui avait inspiré cette campagne. Lire la suite…

La belle histoire de Meccano.

Le 02 décembre 2011, par Jean-Jacques URVOY
meccano

Il y a quelques années, après avoir quitté la direction de Proximité/BBDO, une clause de non concurrence m’interdisait de retravailler en agence ou d’en recréer une. J’ai alors suivi un client, Meccano, en tant que directeur marketing. Objectif: le relancement de la marque. Challenge intéressant, quelques nuits blanches, et une obsession: remettre l’enfant au cœur des préoccupations de la marque.

Après la création en interne d’un observatoire des enfants de Meccano, chaque mercredi, l’ensemble du système de construction fut revu par le marketing et le bureau d’études de l’usine de Calais, les notices de montage simplifiées, et surtout les produits remaniés. L’offre de chaque pays fut reconsidérée, la distribution nettoyée, les prix recalés. Meccano était  une marque comme Manufrance, Lip ou Vélosolex: un beau passé mais un potentiel à prouver. En métal, Meccano se déclina aussi en plastique avec un service injection. Aujourd’hui, la marque propose des robots, et est devenue plus généraliste du jouet. Son territoire n’est plus uniquement le jeu de construction. Lire la suite…

Les Maçons Parisiens, le modèle de coopérative

Le 05 novembre 2011, par Jean-Jacques URVOY
LMP

Les Maçons Parisiens est une Entreprise créée en 1930 par Arthur Mortegoutte. Dès le début, ils prennent la forme d’une coopérative où les associés sont les salariés de l’Entreprise. Arthur Mortegoutte et son frère, Maurice Mortegoutte, orientent l’Entreprise vers la construction de bâtiments collectifs : logements, bureaux, équipements publics…  Les Maçons Parisiens deviennent très vite  des spécialistes du béton armé et participent activement à la reconstruction de la France après la seconde guerre mondiale.
Aujourd’hui, après la deuxième génération incarnée par Rémy et Roland Mortegoutte, c’est François Mortegoutte qui dirige l’Entreprise.

François Mortegoutte sait maintenir les spécificités d’entreprise moyenne. Avec lui, la notoriété des Maçons Parisiens est bien établie. L’Entreprise est un acteur privilégié de la filière « construction ». L’Entreprise, fidèle à sa culture d’exigence et de rigueur, dispose de son propre bureau d’études de structure Béton armé, et améliore en permanence sa productivité et la qualité de ses ouvrages. L’Entreprise réalise plus de 50 M€ de CA. Les Maçons Parisiens construisent des bâtiments collectifs neufs (logements, bureaux et équipements publics) dans toute la région parisienne pour des Maîtres d’ouvrage publics ou privés. Lire la suite…