Noël et le packaging : le packaging évènementiel

Le 13 décembre 2012, par Jean-Jacques URVOY
EVIAN millenium
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En avant première du numéro d’Etik&Pack de décembre, voici ma rubrique « packaging ». On parle beaucoup de packagings évènementiels. Et c’est bientôt Noël 2012, la période privilégiée pour les cadeaux. Les techniques et les astuces rivalisent entre elles, et s’appliquent au verre, au carton, et à toutes sortes de matériaux. Quels que soient les secteurs.

Pour en arriver là, les packagings de Noël ont accompli des progrès : du packaging St-Moret de Bongrain des années 80, à celui de Caprice des Dieux qui change plusieurs fois par an, les packagings en édition limitée sont incontournables pour développer l’image d’une marque.

Si Urvoy et Calibani ont créé en 2000 la bouteille Evian Millenium, repère incontestable dans l’histoire de cet univers, les packagings de Noël touchent désormais la parfumerie et tout l’alimentaire, bien au-delà des boissons et des vins, alcools et spiritueux. Mais ce qui est nouveau, c’est qu’ils sont maintenant attendus par les consommateurs, quels qu’ils soient.

Packaging évènementiel : la tendance est au collector

La tendance est en effet au collector. Sur eBay, les packagings évènementiels se vendent et s’échangent. Les packagings de Noël sont les plus recherchés, car les plus étudiés peut-être.

Les techniques utilisent des matériaux spécifiques, comme le papier-miroir, des effets spéciaux 3D, des transparences inattendues.

La société Sleever a même imaginé un processus, Sleever Collector, pour créer un emballage événementiel à tous les stades de développement. La société Klann Packaging commercialise des boîtes métal spécialement décorées (sans marque) pour accueillir des gâteaux et des bonbons.

Comme précédemment Garouste et Bonetti pour Perrier, les designers Sismo créent cette année le duo de bouteilles Badoit : une bouteille verte (fines bulles), une bouteille rouge (eau plus forte), le tout dans un conditionnement apparemment fragile mais bien étudié. Industriellement, le challenge est de taille, au vu des quantités.

Milka et le calendrier de l'Avent

Les livres sont des packagings

A noter que pour Noël, les livres, considérés comme des packagings, innovent également. L’album de T’choupi : « Vive Noël avec T’choupi » incorpore du son, et nul doute que, très prochainement, le son fera son apparition dans les packagings alimentaires ou cosmétiques. Histoire de répondre à la dimension sonore de l’image d’une marque, au-delà de la vue, du toucher.

Le livre est un packaging

Kinder utilise toujours des techniques flow-pack complexes pour Noël. Le packaging a toujours été un vecteur capital pour cette marque, à commencer par celui qui, apparemment, est simple : l’emballage d’un œuf fragile en chocolat !

Entre le packaging et le livre on trouve, particulièrement cette année, une grande compétition entre les calendriers de l’Avent. Il ne s’agit plus d’une histoire de religion, mais d’un jeu qui consiste à faire patienter les enfants pour la remise des cadeaux de Noël. Milka, Kinder, et de nombreuses marques s’y essayent, avec des techniques de découpes sophistiquées.

Mon Chéri, Lindt, sont également incontournables dans ces avalanches de packagings de Noël.

Les marques habituées à la période de Noël, propice au chiffre d’affaires, se sont toutes équipées de services dédiés, ou font désormais appel à des conseils spécifiques.

Plus d’images et la suite sur le blog de Etiq&Pack.

Photos © Marques Photo vignette : Urvoy&Calibani
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