L’alphabet de mon père

Le 21 février 2012, par Jean-Jacques URVOY
couleurs
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Lorsque que j’allais voir mon père, professeur technique avant de devenir chef des travaux de l’école Boule, il y avait un alphabet au-dessus du tableau. Mon père avait dessiné chaque lettre sur du bristol et les avait découpées. Je me renseignais alors sur l’origine des alphabets et l’origine des lettres. De là, naquit peut-être mon sens du symbole.

Par exemple j’appris très tôt que la lettre A signifiait, il y a très longtemps, le mot  « vache », du moins la représentation graphique de « vache » donna la lettre A par retournement, cornes en bas. « Au travers de l’histoire des lettres, c’est finalement de l’humanité que l’on traite » écrivait le grand typographe Jérôme Peignot

Ni moi ni personne ne savait pourquoi j’étais intéressé par les lettres et les logotypes, lesquels étaient peu répandus à l’époque.  Je m’intéressais donc aux  grands logotypes comme ceux des pétroliers, des enseignes de magasins. Et, au-delà, à la symbolique (évidemment) des formes et des couleurs.

Les formes de base universelles, comme le sont le carré, le cercle, le triangle, la croix, le point et leurs combinaison : le croissant de lune, superposition de deux cercles ; l’étoile de David, superposition organisée de deux triangles ; l’étoile à 5 branches, construction de triangles inscrits dans un cercle, etc.

Les couleurs, comme le jaune, symbole de naissance, de renaissance, de vie nouvelle ; le rouge, couleur vive, symbole de chaleur et de force, d’élan vital ; le vert, couleur centrale du spectre, symbole de médiation ; le bleu, couleur la plus profonde, de calme, de méditation.

Les couleurs et les formes, pouvaient se combiner à l’infini. Une découverte, lorsqu’on n’a pas dix ans!

 

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Un commentaire

  1. Nicolas dit :

    Ca ne nous rajeunit pas.

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