Hergé créateur de la marque Tintin

Le 27 décembre 2012, par Jean-Jacques URVOY
Atelier Hergé - copie
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Vous avez sans doute remarqué que certains publicitaires ou designers étaient tous fans d’Hergé, sans trop savoir pourquoi. Le Musée Hergé, à Louvains, près de Bruxelles, l’explique: Hergé a fait de Tintin une marque. Ce musée mérite le détour : il explique les débuts d’Hergé, bien avant Tintin. Au tout début, Hergé crée une agence, qu’il appelle l’Atelier Hergé, et compte travailler avec des annonceurs pour une longue durée. Au départ il s’agissait de prospecter. Hergé voulu s’en affranchir, avec le succès de Tintin, mais les salariés eux-mêmes ne voulurent pas, portés par des projets intéressants.

Ce qu’on retiendra ici, c’est le discours de l’affichette du « lancement » de l’agence : « L’Atelier Hergé se fera un plaisir de vous créer la marque, le catalogue, l’affiche, qui vous aidera à lancer ou à étendre votre entreprise ».

Hergé raisonne donc en termes de marque. Certes, cela n’explique pas tout du succès de Tintin, et nous l’avons expliqué ailleurs. Mais d’emblée, Hergé raisonne Tintin comme une marque. Il lui donne une véritable identité : une typographie qui devient un grand classique, un logotype, des signes d’identité comme les pages intérieures de couverture des albums où l’on retrouve tous les personnages. Mieux : chaque personnage est une marque, un caractère fortement campé.

Recherche de nom pour Haddock, par Hergé

La marque Tintin dispose d’un musée : le musée Hergé

Hergé pensait aussi le nom de ses personnages comme des marques, pour preuve les documents de recherche de noms pour Bianca Castafiore et Haddock (ci-dessus). On pourrait, pour Tintin,  facilement attribuer une mission à cette marque, à la manière d’une marque commerciale ou d’une enseigne, et la définir. C’est ce que font, n’en doutons pas, l’équipe qui gère l’image d’Hergé et de Tintin. Au musée Hergé, dont l’heureux architecte est Christian de Portzampac, chaque recoin est pensé. Rien n’est laissé au hasard.Il y a comme une logique initiatique à parcourir le bâtiment, qui commence au troisième étage pour finir au RC, comme au Guggenheim de New-York.

L’exposition temporaire sur le Tibet est remarquable, qui même rêve et réalité, sorte d’ode à l’amitié entre Tchang et Hergé. A voir absolument.

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Un commentaire

  1. [...] ami puis la séparation. Il est prêt à affronter d'autres aventures, qui le conduiront à être célèbre jusqu'au dernier album, l'Alph'Art (voir vignette) et jusque dans les films de Spielberg, au 21ème [...]

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