Correspondances

Le 21 février 2012, par Jean-Jacques URVOY
veuve clicquot
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J’ai toujours aimé ce poème de Baudelaire, bêtement appris par cœur au lycée : « Correspondances », où il fait clairement état d’un Ordre symbolique des choses : La Nature est un temple où de vivants piliers /Laissent parfois sortir de confuses paroles (…) /Les parfums, les couleurs et les sons se répondent /Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants (…) /Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

Cela dit, le fait de l’apprendre par cœur me fit entrevoir que la Nature était un registre symbolique combinant différentes couleurs: le jaune, le bleu, le gris et les registres de verts – avec des lignes de fuite et ce nombre d’or qu’on trouve à l’état naturel comme au travers d’une feuille de fougère qui se déroule, ou la spirale des coquilles d’escargots.

Ainsi l’ordre de la nature définit-il des règles précises, des règles symboliques, d’harmonie et de cohérence absolues. Il en va de même pour d’autres registres symboliques comme celui du corps humain. Les grecs ou les Romains définissent, par exemple, un ratio entre la hauteur de la tête et la hauteur totale du corps, pour ce qui est des sculptures.

Les bras tendus et les pieds joints inscrivent l’homme dans un carré, signe de terre. Si les pieds sont légèrement écartés, alors l’homme s’inscrit dans un cercle ; signe du cosmos. Carré et terre se retrouvent être présents en permanence dans l’homme : c’est l’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci. Alliance de la terre et du ciel, générant le cosmos en un mandala parfait.

Les registres symboliques sont nombreux. Chaque religion ou ordre en constitue un, cohérent. Et c’est pour cela qu’ils durent. Il devrait en être ainsi des marques et des entreprises, à l’instar de Veuve-Clicquot, l’une des premières marques françaises.

Les symboles nous touchent plus ou moins, mais toujours au plus profond de nous-mêmes.

 

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