C’est quoi, le design ?

Le 28 septembre 2012, par Jean-Jacques URVOY
Swiss army knife
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Comme chacun va de sa définition du mot « design », cet article se veut un petit rappel. Un terme anglais, comme « design », même s’il vient du vieux français « desseing », est difficile à cerner. Plusieurs définitions en viendront à bout, avec des recours à la sémiologie, à la notion de processus, et surtout le fait qu’il ne peut y voir « le » design, mais « des » designs.

Si l’on entend par « design » l’agencement organisé de signes dans un sens donné, alors tout est design. C’est la dimension sémiologique du design. Le design est plus perçu comme un processus engageant une intention d’entreprise ou d’institution, une traduction de cette intention en termes stratégiques (le fameux dessein et dessin de Raymond Loewy).

Comme le suggérait déjà Victor Papanek, il y a « des » designs, relevant de démarches, de cultures, de métiers différents. Ceci nous amène à qualifier le design : le design sonore, le design graphique, le design d’objets, le design culturel, le design de chapeaux, le design de transport, le design de marque, le design durable,  le design social,… Aucun rapport entre le design de transport et le design graphique de marques !

Définition analytique du design

Le design dit « de communication », dans sa définition analytique, englobe traditionnellement :

-      la stratégie (stratégie de marque, stratégie de design) ;

-      l’identité de marque, aussi appelée conventionnellement identité visuelle ;

-      par extension, tous les métiers de la marque (de la recherche de nom issue de la détermination des valeurs d’une entreprise) ;

-      le packaging (emballage, branding, habillage graphique) ;

-      le design de produits ;

-      l’architecture commerciale et le design d’environnement.

Depuis quelques années, on y ajoute le webdesign et, comme le faisait Raymond Loewy, pour lequel tout était design : le design d’édition et le design publicitaire. Toutefois, pour le webdesign, seuls les aspects graphiques  sont ici concernés, parce que :

-      un webdesigner n’est pas un « chef de projet » qui orchestre à la fois le design,  la « stratégie digitale », la définition des fonctionnalités d’un site, son arborescence, la rédaction, son référencement, son développement, sa mise en ligne, sa maintenance. Il ne s’intéresse qu’à la partie graphique, sur base d’un cahier des charges marketing et technique ;

-      un designer d’édition, de la même façon, ne rédige pas de textes.

-      un « designer publicitaire » au sens où Raymond Loewy l’entendait, organise un discours déjà rédigé, met en page.

Le design est multiple : vive le design !

Pour plus d’informations : Le Designer, Eyrolles Ed.

Photo © Anterovium – Fotolia.com
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Un commentaire

  1. [...] est celle des Arts Impliqués : il faut mettre de l’Art en toute chose, y compris dans le design [...]

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