Vive les maisons d’éditions !

Le 27 août 2012, par Jean-Jacques URVOY
Librairie-EYROLLES
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Si l’on ne parle plus des maisons de couture ou des maisons de joaillerie (ah… la maison Balenciaga…), on parle encore de maison d’édition. C’est que la maison, jadis, était associée à un patronymique. Gallimard ou Flammarion habitaient leur maison. Elles ont toutes une histoire passionnante, faite d’évènements, de succès, d’échecs, de scandales, de personnalités, de déchirements, de successions. Tour du quartier.

Grasset, Glénat, Gallimard, Hachette, Bordas, Eyrolles, Flammarion, Odile Jacob, Larousse, Jean-Claude Lattès, Nathan, Dargaud, Robert Laffont, Denoël …  Aux marques de personnes se sont ajoutées des marques de pure invention. Il faudrait un article par nom, pour expliquer pourquoi Les Éditions de Minuit s’appellent Les Editions de Minuit.
De la même façon pour Actes Sud, Les Alchimistes du Verbe, L’Âne qui butine, Au Diable Vauvert, Baie des Anges, Le Cherche-Midi, Le Dilettante, Éditions du Masque, Fleuve Noir, L’Harmattan, Le Livre de Poche, J’ai Lu, Mercure de France, La Martinière, Casterman, Stock, La Table ronde, Vents d’ailleurs …

Déjà, les marques nous proposent une narration. On n’attend pas la même chose de L’Âne qui butine, des Alchimistes du Verbe ou de Actes Sud.

Plus orienté vers les livres pédagogiques, Eyrolles, mon éditeur, est une maison bien tenue, qui s’adapte aux exigences du moment, notamment à la communication digitale.

C’est une histoire ordinaire qui commence en 1925. Léon Eyrolles fonde l’École spéciale des travaux publics (E.S.T.P.), du bâtiment et de l’industrie1. Marc, son fils,  prend les rênes en 1945 et achète les Éditions d’Organisation. Son fils, Serge, petit-fils du fondateur, dirigera l’ensemble en 1981, en développant l’activité avec Jean-Pierre Tissier (mort en 2008). Eyrolles devient alors une marque de référence dans le domaine des ouvrages professionnels. Serge Eyrolles sera président du Syndicat national de l’édition de 1991 à 2010.

Le groupe Eyrolles est indépendant, il faut le souligner, il constitue une des rares maisons d’édition encore familiale, comme Gallimard.

L’édition reste son cœur de métier. Egalement diffuseur et libraire, ses équipes commerciales assurent notamment la diffusion d’une quarantaine d’éditeurs spécialisés,  en plus des ouvrages du groupe. Il faut aller à la Librairie Eyrolles, boulevard Saint-Germain.

L’arrivée de la nièce de Serge Eyrolles, il y a trois ans, Marie Allavena, marque un virage. Elle renforce le groupe dans sa posture d’éditeur de qualité,  tout en l’ouvrant largement au digital, avec notamment un site marchand, eyrolles.com, positionné sur la vente de livres aux professionnels.

Et Marie Allavena a quatre filles. L’avenir est assuré !

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