Puisqu’il fallait voir Inception

Le 19 août 2010, par Jean-Jacques URVOY
cinema - video
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Pour faire comme tout le monde, je suis allé voir Inception avec mon fils qui lui a tout compris. J’ai lu le lien concernant Inception dans Wikipedia, mais franchement, les Company Managers ont des progrès à faire dans la rédaction : c’est à dégoûter quiconque d’aller voir ce film. Je pense que j’ai dû dormir et… rêver. Le héros, Cobb (Di Caprio, qu’est-ce qu’il a changé), entre votre subconscient pour outcepter des informations. Ah, vous aussi ? Vous ne sachiez pas que ça existe ? Avec une équipe d’experts, il va cette fois incepter un sujet, activité plus difficile et dangereuse que l’outception. Explication (et non inplication, ce qui n’a rien à voir).

DiCaprio se retrouve une plage (ce qui fait rêver en plein mois d’août), et est arrêté par un japonais, un dénommé Saïto, aidé par la mystérieuse Mall (Marion Cotillard, notre Oscar® à nous). On entend une chanson d’Edith Piaf, celle que préférait ma grand-mère. Je me retrouve alors dans une grande maison à la campagne, avec ma cousine d’enfance et Saïto, et voit Cobb sur un tapis que je devine n’être pas un matériau réel (la scène du tapis, on comprend que ça doit être important tellement ça dure, mais on ne sait pas si ça l’est vraiment, au fond, non ?).

Apparaît Arthur, le copain de Cobb (pas celui de Luc Besson) et on apprend que Cobol veut tuer Cobb. Cobb et Luc Besson se retrouvent à Tokyo, là où, dans une vie antérieure, j’avais travaillé. C’est le même paysage, le même hélicoptère et une architecte que Cobb est allé cherché aux Beaux-Arts, à Paris, en discutant avec elle au coin de la rue César Franck et la rue Bouchut, au Café Debussy, là où je rencontre parfois des designers pour des projets.

Formidable : Cobb accepte l’inception proposée par Saito. La victime est un certain Fischer, qui ressemble étrangement à un directeur artistique que j’ai connu chez Carré Noir. A Paris, Cobb va voir Miles, son Maître qui lui a enseigné l’inception et les techniques de l’esprit. Le voici qui m’interpelle et me demande de me réveiller, mais mes paupières sont lourdes, lourdes… et je me retrouve face à un chimiste fou qui me donne un sédatif pour entrer dans le rêve des autres. Le cinéma se met à trembler, mon fils me demande de me réveiller, mais non, avec Marion Cotillard j’entre dans une strate plus profonde de l’inconscient de Di Caprio. Marion Cotillard ne sait plus distinguer le rêve du monde réel, elle veut se suicider. Non mais, il ne faut pas perdre une française oscarisée ! Je plonge à un niveau plus profond du subconscient de Fischer, lui vole une combinaison de coffre, y prend des bijoux et les remet à Marion Cotillard qui me remercie (ah les stars, ça aime les bijoux).

Et elle apparaît dans une forteresse, tue Fischer et l’envoie donc dans les limbes (du latin limbus, frange, au-delà de l’irréel, même qu’on ne sait même pas que ça existe).

Puis on revient au début, scène dans laquelle Cobb est face à un Saito âgé (il a vieilli par rapport au début, le film est tellement long, tu parles)

A la fin, Di Caprio lance une toupie sur une table (dans la réalité, c’est le retour des toupies en tant que jeu pour les enfants), puis voit le visage de ses enfants qui lui apparaissent enfin. La toupie tourne : va-t-elle tomber ? C’est ce que j’ai failli faire de mon siège, mais la lumière s’allume.

La fin d’un rêve.





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3 commentaires

  1. Styven dit :

    Excellent, la critique est aussi claire que le film : je reconnais là votre capacité à vous inspirer pour créer ^^

  2. Je vois dans le commentaire précédent l’évidente capacité à aspirer une balle de golf à travers un tuyau d’arrosage …

    A bon entendeur,

    Bonsoir

    Leonardo DiCaprio

    PS : C’est pas gentil de s’endormir pendant mes films !

  3. Merci pour ces commentaires. Mais ne fait, ne vous inquiétez pas: je reverrai le film lorsqu’on sera arrivé à INCEPTION IV!

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