Archive pour la catégorie ‘Art – Culture’

Georges Pérec, le verbe et l’image

Le 22 février 2012, par Jean-Jacques URVOY
pérec

Un jour, j’ai rencontré Georges Pérec, magicien des mots et des images, qui travaillait avec moi pour une agence de communication. Il recherchait des noms et les dessinait en même temps sur des petits papiers quadrillés.  Georges Pérec : le verbe et l’image confondus. Le fourmillement d’idées.

Je me souviens de lui, penché sur sa feuille blanche avec son crayon noir. Je me souviens qu’il écrivait des noms possibles pour ce qui sera « Envol » de Ted Lapidus, ou les nombreuses marques de L’Oréal qui subsistent toujours aujourd’hui. Lire la suite…

The Artist aura un Oscar

Le 17 février 2012, par Jean-Jacques URVOY
the artist

The Artist, le film de Michel Hazanavicius, produit par Thomas Langmann, avec Jean Dujardin dans le rôle principal, aura un Oscar. Non parce qu’il est réalisé, produit et joué par nos trois compères. Mais parce qu’il opère comme une marque. Démonstration.

Une marque est d’abord une garantie de qualité et de confiance. The Artist représente, aux yeux des américains, à la fois la qualité et la confiance. Ne pas le croire reviendrait à renier leur propre culture. The Artist rend en effet hommage aux films muets du début du cinéma, inventé par eux-mêmes. Lire la suite…

Thibault Sallé, valeur en hausse

Le 12 février 2012, par Jean-Jacques URVOY
sallé mode

Je vous avais parlé, il y a près de deux ans de Boltès (c’était son pseudo), dans ce blog. Nous l’avions laissé en Inde, où il était parti sans un sou en poche, sans ticket retour, pour un reportage photo. Boltès, c’est en fait Thibault Sallé.

Certes, il finit aujourd’hui ses études dans un College londonien spécialisé dans le reportage photo. Car Thibault Sallé veut être grand reporter. Il photographie tout, un peu comme Philippe Boulenger (c’est son métier) ou Styven Charton (c’est un loisir). Lire la suite…

L’opéra de Lyon de Jean Nouvel

Le 07 février 2012, par Jean-Jacques URVOY
opéra lyon

Lors de l’inauguration des locaux de BBDO sur l’île-Saint-Germain, à Issy-les-Moulineaux, j’avais discuté avec Jean Nouvel. Déconcertant de simplicité. Jean Nouvel a des idées fixes et il a raison. C’est ce qui lui permet d’imprimer un style, fait de lumière filtrée (le moucharabier de l’Institut du monde arabe à Paris), d’espaces privilégiés lumineux (la terrasse du dernier étage de la Fondation Cartier, et cet espace curieux sous cet arc de cercle de l’opéra de Lyon).

Entre mon hôtel et l’INSEEC, où j’enseigne aujourd’hui, l’opéra de Lyon, surmonté de ce dôme désormais identaire pour ce centre ville, où l’on trouve le Musée des Beaux-Arts à deux pas. Jean Nouvel a gagné le concours en 1986 pour aménager cet opéra. Visiblement, seuls les quatre murs ont été conservés: on devine derrière une autre vie, plus contemporaine, un autre temps, un autre bâtiment s’achevant par ce demi-cylindre, vaisseau inversé.

Lire la suite…

The Probs: la découverte pop-rock.

Le 11 janvier 2012, par Jean-Jacques URVOY
probs

Tout le marketing du monde n’arrive pas à propulser un groupe pop-rock s’il est mauvais. A l’inverse, s’il est bon, un groupe pop-rock peut aller au-devant du succès et de la célébrité avec un marketing faible.  C’est le cas de The Probs, un groupe français dont on peut se demander pourquoi il n’est pas plus invité que cela. En écoutant The Probs, je retrouve le même sentiment qu’avec Stéphane Berlow, aujourd’hui Grand Prix de l’édition musicale, Président de BMG Music Publishing, qui m’emmenait, il y a déjà longtemps, découvrir des formations nouvelles. Histoire succincte.

Ce groupe se réunit d’abord  autour de Christophe Bontoux, Stéphane Huynh et Pierre Petitjean, trois amis d’enfance. Arrive ensuite Charles Trelin (basse). Le groupe commence à se produire sur des scènes locales. En 2007, la formation se retrouve au complet avec Sébastien Escos (chant). Lire la suite…

Chantilly, le domaine qui monte.

Le 09 janvier 2012, par Jean-Jacques URVOY
chantilly

C’est là que Vatel inventa la crème Chantilly: dans la demeure des princes de Condé. Aujourd’hui, il faut démocratiser le Domaine de Chantilly. Encore prisonnier de l’image du seul château et de l’hippodrome, ce site exceptionnel à moins de 50 km de Paris, aurait pu se faire presqu’oublier des parisiens. C’est sans compter sur le dynamisme d’une équipe nouvelle. Le Domaine de Chantilly va devenir un site populaire. Mise en perspective.

La chantilly est la crème qu’on fait monter. Le Chantilly est une dentelle réputé ou une race de chat. Mais c’est surtout une commune de l’Oise, qui amorce un repositionnement de son site: le Domaine de Chantilly. Le pari est simple, apparemment. Le château et l’hippodrome, connus du grand public, drainent une clientèle particulière. Or, la typologie des cibles franciliennes est complexe: comment intéresser toute une journée et une soirée une famille avec deux enfants en bas-âge, un couple de jeunes urbains venu en amoureux, des seniors en retraite et, au-delà, les touristes du monde entier? Le sujet marketing est intéressant. Lire la suite…