Archive pour la catégorie ‘Art – Culture’

3min30, la revue en ligne qui monte …

Le 17 janvier 2013, par Jean-Jacques URVOY
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La revue en ligne 3min30, lancée mi-2012, agrandit son équipe de rédaction. Le succès est au rendez-vous : les objectifs fixés en juin dernier pour fin 2012 sont atteints. Elle suscite l’intérêt des annonceurs. La réussite de la commercialisation d’une nouvelle revue réside dans la valeur même que la revue ajoute. Comme toutes les entreprises. Comme tous les produits. 90 % revues lancées disparaissent au bout de 3 numéros (print) ou de 6 mois (web).

3min30 n’est pas une revue de plus. Le nouveau site, que vous découvrirez bientôt, innove : rubriques que l’on trouve nulle part ailleurs, correspondance entre la revue et son public qui a été défini par une étude et par le fait que l’équipe elle-même est dans la cible. Lire la suite…

La Légion d’Honneur et les entrepreneurs

Le 07 janvier 2013, par Jean-Jacques URVOY
Le carton d'invitation de remise de la Légion d'Honneur

Alors que François Mortegoutte, Président de la Société Coopérative Les Maçons Parisiens vient d’accepter la Légion d’honneur. Certains la refusent :  c’est le cas aujourd’hui du dessinateur de bandes dessinées Jacques Tardy. Jean-Paul Sartre, qui avait également refusé le prix Nobel de littérature et l’entrée au Collège de France, refusa également. Gérard Depardieu, lui, l’a reçue de François Mitterrand et la garde.

Maintenir une liberté de conscience : les contraintes et les obligations ne sont pas, pensait Sartre,  possibles pour un artiste, qui devrait refuser la Légion d’Honneur. Pas de compromission donc, personne à remercier. Pierre Curie, côté scientifique, pensait la même chose, en indiquant qu’il n’y trouvait aucune utilité. Les idées nouvelles s’affranchissent-elles donc d’un Ordre établi, celui de la Légion d’honneur ? Lire la suite…

Gilles Vervisch : la philo est-elle diluable dans la pub ?

Le 18 novembre 2012, par Jean-Jacques URVOY
Quelques grammes de philo dans un monde de pub

Je rencontre cette semaine Gilles Vervisch, 38 ans,  agrégé de philosophie. Né à Rouen, il enseigne dans un lycée en région parisienne. Il vient de faire paraître son dernier livre « Quelques grammes de philo dans un monde de pub » (Ed. Max Milo). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et d’un blog, que je découvre. On peut aussi écouter ses chroniques le matin  sur Le Mouv’.

Dans « Quelques grammes … », une leçon de bonheur semble être donnée par le claim du Loto : « C’est le jeu ma pauvre Lucette ! » . Celui d’INTERBEV : « Le bœuf, le goût d’être ensemble. » rappelle la nécessité humaine de s’assembler. Et la réflexion sur l’existence est apportée par L’Oréal : « Parce que vous le valez bien. » (je le vaux, donc j’existe). Lire la suite…

Philosophie du design, design et philosophie

Le 22 octobre 2012, par Jean-Jacques URVOY
tableau d'art conceptuel

Le design est un outil d’avenir. Il permet de réagencer le monde, qui en a bien besoin, avec créativité et des angles de vue nouveaux. Comme la philosophie, le design utilise des méthodes rationnelles et critiques. Il travaille avec des concepts abstraits et tente de définir de grands principes généraux. La philosophie répond aux questions du sens de l’existence, des valeurs individuelles et sociales, de la nature du langage ou de la connaissance et du rapport que nous avons avec les choses elles-mêmes. Le design propose du sens, impose des valeurs, utilise les ressources du langage et le rapport que nous avons avec les choses elles-mêmes :  il est complémentaire à la philosophie.

En philosophie comme en design, on produit des concepts. « Une philosophie qui ne produirait pas de concepts ne serait plus une philosophie » explique Gilles Deleuze. La philosophie, comme le design n’est ni une science formelle ou empirique. La philosophie n’est pas une science en ce sens qu’elle les étudie toutes ou aucune ; le design n’est pas une science parce qu’il fait appel à toutes les sciences et les champs de savoir. Lire la suite…

Et vous, quelle est votre marque-madeleine ?

Le 22 septembre 2012, par Jean-Jacques URVOY
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Nées  il y a plus ou moins longtemps, les marques sont ancrées dans notre inconscient et celui des enfants. Nous avons tous  une marque-madeleine, celle dont on se souvient, qui nous a bercés, émerveillés, « marqués ». Voici quelques souvenirs, à la suite desquels nous rappelons les dates de lancement de certaines marques. Histoire de constater qu’une marque s’entretient, jour après jour !

Quelles sont les marques qui les ont fait le plus rêver,  lorsqu’ils étaient enfants ? Des amis, professionnels de la marque, du design et de la communication se souviennent dans l’ouvrage « Gérer une marque enfants » (Eyrolles Ed.). Lire la suite…

Grace Kelly : plus Hollywood que Monaco

Le 15 septembre 2012, par Jean-Jacques URVOY
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Fille d’un immigrant irlandais, Grace Kelly avait reçu l’oscar de la meilleure actrice pour le film Une fille de province en 1954. Actrice d’abord, princesse ensuite. Elle mourrait il y a 30 ans, le 14 septembre 1982 de façon idiote, sur la route même qui avait servi de décor à La main au collet. Sa disparition accidentelle fige le mythe. Une vie à Hollywood et une vie de princesse. Dior l’a récemment faite revivre dans un spot parce qu’elle s’est hissée au niveau de la légende, d’une figure emblématique, comme Dior a aussi fait renaître  Marlène Dietrich, Marilyn Monroe ou rajeunit Alain Delon.

Grâce Kelly c’est d’abord le cinéma d’Hitchcock, et principalement Fenêtre sur Cour dont j’ai eu la chance de pouvoir m’entretenir avec James Stewart à Los Angeles. Et Grace Kelly devint Grace de Monaco, réalisant un rêve de petite fille. Pas tant que ça prisonnière dans les murs de sa citadelle. Libre dans sa tête parce qu’artiste avant tout. Lire la suite…

Offrez-vous vos armoiries !

Le 15 septembre 2012, par Jean-Jacques URVOY
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Entreprises ou particuliers, offrez-vous vos armoiries ! Dans un livre consacré au design et un autre au logotype, j’ai évoqué avec Laurent Granier, l’un des meilleurs spécialistes français en matière d’armoiries, le fait que les logotypes en sont des versions modernes. Laurent Granier m’avait remis une contribution, que cet article reproduit ici largement. Les armoiries sont en effet les ancêtres de nos actuels logotypes comme ceux de tous les systèmes symboliques qui trouvent leurs racines en occident. Elles sont aussi leurs contemporaines puisque toujours bien vivantes après neuf siècles d’existence… Approfondissement.

Les armoiries sont nées dans la première moitié du XIIe siècle d’un besoin crucial d’identification des combattants dont l’évolution de l’équipement défensif empêchait toute reconnaissance visuelle les uns des autres. Dès le XIIIe siècle, les armoiries deviennent extrêmement populaires et se répandent dans toutes les catégories de la société médiévale notamment par le biais de l’usage des sceaux. Ces sceaux, dans une population majoritairement analphabète, remplacent avantageusement la signature autographe. Ainsi très rapidement et pour de nombreux siècles, les armoiries phénomène de mode sans précédent dans l’histoire et  à l’échelle du continent européen deviennent des marques de propriété et en même temps, de décoration sur tous les supports imaginables. Lire la suite…

Nouvelle tendance : l’effet Waouh

Le 10 septembre 2012, par Jean-Jacques URVOY
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De la même façon qu’on est étonné par un comédien, un film, un tableau, une chanson, on peut être vraiment étonné par un film TV, une brochure, un film pour Internet, un concept de magasin, un site Internet, un packaging, une accroche.  Vous avez littéralement le coup de foudre pour un logotype, pour une idée, et vous vous dites que vous auriez dû y penser avant. Et vous êtes étonné, ému, les bras vous en tombent, vous êtes paralysé. C’est l’effet Waouh. Explications.

On connaissait déjà le syndrôme de Stendhal, maladie psychosomatique qui provoque une accélération du rythme cardiaque, des suées, une sorte de paralysie de l’esprit chez certains individus devant une œuvre d’art dont ils tombent amoureux. De la même façon, l’effet Waouh révèle quelque chose d’inconscient en vous et nous fait parfois tomber amoureux d’une image pourtant futile. Lire la suite…

La philosophie et le design, même combat

Le 30 août 2012, par Jean-Jacques URVOY
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Le mot « design » est apparu entre les deux guerres mondiales. Au delà de l’aspect technique d’un objet, Raymond Loewy, le premier, s’aperçoit que les objets (une locomotive, une voiture, un paquet de cigarettes) se vendent mieux lorsqu’ils sont « designés ». A la fonctionnalité, il ajoute l’esthétique. La coquille Shell, les logos BP, LU, Newman, le paquet de cigarettes Lucky Strike, les voitures Studebaker, L’Oréal, Air France, Monoprix, la station orbitale Skylab, l’aménagement intérieur du Concorde, sont autant de créations de Raymond Loewy.

Raymond Loewy fait remarquer que, bien qu’il s’agisse d’un mot anglo-saxon, dans le mot « design » on retrouve les termes « dessein » et « dessin », qui désignent respectivement le projet ou l’intention (ce que l’on veut faire dire à l’objet lorsqu’on le dessine) et l’illustration graphique elle-même. La multiplicité des marques, des produits, des objets, des services, a donné lieu à une meilleure prise en compte du « dessein », c’est-à-dire de la stratégie de la marque ou du produit, pour donner le « design de communication », c’est-à-dire la traduction visuelle de ce que l’entreprise veut faire dire à une marque ou un produit. Lire la suite…

La marque Agatha Christie

Le 29 août 2012, par Jean-Jacques URVOY
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Dommage : la marque Agatha Christie est déposée. Une vraie marque, qui pourrait commercialiser des produits dérivés à l’infini. C’est que cette marque est liée à une ambiance, une atmosphère, très bien restituée, dans le troisième volet de Pascal Thomas des Aventures des époux Beresford. On comprend que les deux protagonistes ont eu une vie bien chargée en enquêtes, mais voilà : ils continuent parfois malgré eux.

Le hasard veut que Prudence (Catherine Frot) et Bélisaire Beresford (André Dussollier)  reviennent enquêter dans une clinique, la même que dans un film précédent. Ils sont sur les traces de la jeunesse éternelle. Pascal Thomas aurait pu en faire une histoire décalée mais comme-il-faut, sur le mode de Mort sur le Nil. Mais Pascal Thomas privilégie la conduite de l’enquête et la psychologie des personnages plutôt que l’enquête elle-même. Il y filme un Dussolier égocentrique, une Frot qui ne supporte plus ni sa fille ni ses petits-enfants, un chirurgien esthétique presque nazi. Lire la suite…